D'abord Salut à tous,
Beaucoup de semaines ont coulées et il y a toujours de nombreux sujets à lire au retour d'une période inactive sur le net. Merci à vous !
Voici ce que m'inspire ce topic:
Pour poursuivre ce sujet on pourrait dire que nous faisons vivre des choses mortes en nous.
Murs, chapes, bulles, tour à tour ses choses mortes nous constituent, nous emprisonnent, nous façonnent... mais si elles sont "légitimes" dans le présent (le leur) elles ne le sont plus dans le présent (le notre). L'idée est celle de l'alphabet. il est normal de l'apprendre en son temps pour structurer et constituer, puis on le dépasse et on manie le verbe sans bloquer sur telle ou telle forme de lettre, et puis on passe dans le signifiant et le signifié, l'analogie.
Certains en font même des vers comme notre Charlie

Plus clairement, nos expériences car c'est cela dont il s'agit, on besoin d'être intégrées pour être le vécu qui nous constitue, sans quoi elles ont tendances à enfermer (souvent dans une répétition de plus en plus violente jusqu'à ouverture de la comprenette du schimilimili....).
Mais une fois intégrées, les choses mortes ne le sont plus, elles passent du domaine du savoir à celui de la connaissance (celle qui malgré le savoir nous offre la virginité si essentiel au présent.) mon intellect se limite au savoir, mon être embrasse la connaissance par le vécu.
Exemple tout simple;) Atteention le feu brûle! - oui oui
aie c'est chaud !.
sénario 1) ouhla j'ai peur du feu je me suis déjà brûlé
sénario 2) chouette le feu peut brûler, intéressant je suis désormais très fort grâce au feu
sénario 3) le feu à la propriété de chauffer jusqu'à la brûlure cela est sa nature avec précaution je peut en tirer bon partie
etc...
maintenant mon corps lui n'a pas besoin de ces niveaux de penser, il a intégrer le fruit de l'expérience et saura sans intervention de notre intellect se tenir à la juste posture face au feu.
Notre égo est comme l'alphabet, il nous sert de base, mais il a du mal a admettre qu'il n'est pas l'oméga si j'ose dire, que le soi le dépasse comme un message dépasse largement les frontières du papier qui le contient.
Pour autant le maintenant à besoin d'un ici et notre carnation nous le fourni à travers notre corps que l'égo pilote. Dilemme : qui tiens les rennes?

c'est notre quête je croie établir un pont entre le moi et le soi

le Graal, la Sagesse, l'Amour.
Un yogi dont j'ai oublié le nom commençait toujours ses lettres par "cher moi-même" et les signait par "votre propre vous".
J'aime beaucoup cette unité où l'être, entité distincte, n'est pas séparé de l'autre.
Pour en revenir aux choses mortes, elles le sont tant que nous n'appliquons pas "le connais toi toi même". Après les prisons s'effritent et les fondations s'érigent d'elles mêmes pour garder la ligne droite à travers les neufs mondes. cf ancien topic.
De la conscience, de la compassion comme dit KRAN Nait la continuité de ce que nous sommes. je vais méditer dessus..
