Marie* Modératrice - Chevalier Gentil

Inscrit le: 16 Fév 2005 Messages: 6044 Localisation: les brumes du nord
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Posté le: 01 Juin 2006 11:54 Sujet du message: OGM : insectes résistants. |
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Il y a maintenant dix ans que les Etats-Unis se sont lancés dans la culture extensive de maïs transgénique Bt, capable de produire ses propres toxines pour se protéger de la pyrale, un insecte ravageur. Les agriculteurs qui choisissent ce type de semence doivent respecter des procédures visant à retarder le plus possible l'apparition d'insectes résistants.
La stratégie adoptée, dite de "haute dose-refuge", consiste à cultiver, à côté des champs OGM, des surfaces (20 %) de maïs conventionnel. Ces refuges permettent de conserver des réservoirs de pyrales "naïves" qui auront pour fonction, le cas échéant, de "diluer" par croisement le patrimoine génétique des insectes résistants, afin que leur descendance reste sensible au Bt.
Or "cette stratégie pourrait ne pas être aussi optimale qu'on le pensait", estime Denis Bourguet (INRA-Montpellier). Son équipe vient en effet de constater qu'un élément clé n'avait pas été correctement évalué. A savoir : quand et où ces papillons s'accouplent.
Dans une étude publiée le 30 mai dans PLoS Biology, les chercheurs français, qui ont procédé au marquage et à la capture en champ de centaines d'insectes, révèlent que la copulation a lieu très fréquemment (jusqu'à 57 % pour les femelles) dans la parcelle de naissance du papillon, et non dans la zone refuge où il est censé disperser ses gènes. Ce comportement augmente les risques de voir des individus issus d'une souche résistante se multiplier.
Ces observations suggèrent que la distance maximale (800 m) prévue par la réglementation américaine est peut-être trop élevée. En Europe, où le maïs Bt n'est encore que très marginalement cultivé - quelques milliers d'hectares en France -, les autorités sont tentées de copier les préconisations du précurseur américain. Elles vont devoir y regarder à deux fois.
NOUVELLES EXPÉRIENCES
De nombreux points restent cependant à trancher avant de rejeter la doctrine américaine, qui a tout de même permis d'éviter depuis une décennie l'apparition d'insectes résistants. Quelle est l'influence de ces accouplements locaux, si l'on pratique ou non la rotation des cultures ? Les femelles sont-elles définitivement casanières, ou s'éloignent-elles de leur champ d'origine pour pondre ?
Ces questions nécessitent de nouvelles expériences de terrain. "Nos résultats n'impliquent pas nécessairement que la stratégie haute dose refuge ne marche pas, résument Denis Bourguet et ses collègues. Cependant, ils soulignent que les prédictions des modélisations doivent être attentivement étudiées avant qu'on puisse leur faire confiance." _________________ *Rit Ur* - La Charte des Gentils
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Croire en ce que l'on dit et le faire! (Philippe)
"Le feu de la haine ne s’éteint que par l’amour et, si le feu de la haine ne s’éteint pas, c’est que l’amour n’est pas encore assez fort" le XIVem Dalai Lama
Dernière édition par Marie* le 30 Nov 2006 13:13, édité 1 fois |
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As Bar Membre régulier

Inscrit le: 09 Mai 2006 Messages: 75 Localisation: TOULON
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Posté le: 04 Juin 2006 19:44 Sujet du message: |
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Il faudrait de temps en temps prendre exemple sur les anciens, qui pour eviter des degats sur leurs cultures faisait des rotations
exemple: une année des mais, la suivante du ble, la troisieme des pommes de terre, et la quatrieme repos.
Resultat les parasites ou les predateurs de chaque culture d'une année sur l'autre ne revenais pas.
Car c'est a 80 °/. dans les deuxieme et troisieme année que les parasites s'instalent sur une parcelle.
Et meme si s'ils revenait (comme nous le disait justement Claude FRANCOIS ) ils n'etait pas aptes a detruire les nouvelles plantations.
D'autre part la terre "s'usait" moins. Un petit bonus ecologique pour nous aujourd'hui donc moins d'amendements engrais etc... un petit bonus economique pour les cultivateurs de l'epoque.
De plus le choix d' une année de repos permettait de regler de facon naturelle les problemes.
Mais voila la mono culture est plus rentable et la specialisation des machines evite des investissements pour les agricuteurs.
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