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Kan Rit Ar Norbert Administrateur

Inscrit le: 24 Déc 2002 Messages: 4013
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Posté le: 25 Avr 2008 09:43 Sujet du message: |
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Ah, encore une fois, les dragons sont présents, symboles chers aux Initiés.
Si,nous les retrouvons dans des textes anciens si souvents c'est, bien sur, qu'il y a une raison.
par contre j'aimerai , s'il te plait, Méléagant, que tu nous exposes pourquoi,
| Citation: | | Enfin, son équivalence avec les magiciennes de l’Antiquité grecque est avérée. |
j'avoue que là, j'ai un détail qui m'échappe,du moins dans quel sens, Merci.
 _________________ L'AMOUR rétablit notre UNITE PRIMITIVE....
PLATON(le Banquet)
Je ne connais qu'un seul devoir, c'est celui d'aimer......
A. Camus
Ne prenez pas la vie au sérieux, vous n'en sortirez pas vivant........... |
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Méléagant Pionnier de Sagesse Primordiale
Inscrit le: 21 Avr 2008 Messages: 21
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Posté le: 25 Avr 2008 16:00 Sujet du message: |
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Non, c'est pas cuit cuit; c'est o i s o.
Sur les dragons ? Vous en savez autant que moi, et moi aussi peu que vous...
Iseut/Médée, des équivalentes ?
En tant qu'ultime gardienne de la tradition primordiale... Tradition relative à la parenté, n'y voir rien de mystique là-dedans. |
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Marie* Modératrice - Chevalier Gentil

Inscrit le: 16 Fév 2005 Messages: 6049 Localisation: les brumes du nord
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Posté le: 25 Avr 2008 17:47 Sujet du message: |
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| Méléagant a écrit: | | Sur les dragons ? Vous en savez autant que moi, et moi aussi peu que vous... |
Je sais ce que je sais, mais j'ignore ce que toi tu sais et je ne me permettrais pas d'en presumer
Je connais quelqu'un qui serait bien intéressé de discuter avec toi de Médée, dommage qu'il soit en voyage... mais ce n'est surement que partie remise  _________________ *Rit Ur* - La Charte des Gentils
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Croire en ce que l'on dit et le faire! (Philippe)
"Le feu de la haine ne s’éteint que par l’amour et, si le feu de la haine ne s’éteint pas, c’est que l’amour n’est pas encore assez fort" le XIVem Dalai Lama |
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Méléagant Pionnier de Sagesse Primordiale
Inscrit le: 21 Avr 2008 Messages: 21
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Posté le: 24 Mai 2008 22:38 Sujet du message: Et Joyeuse Fête des Mères ! |
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“Par la grande joie qu’avait la dame de voir son amant à sa guise, toute son apparence se trouva changée. Son sire était très subtil; il s’aperçut qu’elle était autrement que de coutume” , et il ne peut l’admettre : il place donc un piège qui causera la mort de l’amant. Car le mariage rend jaloux. A la moindre alerte, étreints par un sentiment de dépossession, les hommes deviennent “furieux et cruels”
Et la jalousie n’est que le début d’une interminable théorie de méfaits. Car rien n’arrête ces guerriers; ils ont la loi pour eux. Ce monde masculin plein d’aigreur, de concupiscence frustrée, de violence contenue, répand dans le château de Tintagel une puanteur insoutenable. Sans cesse on se soupçonne, on s’épie, on se dénonce, on se tend des pièges, on se surveille, on se craint, on se tue. Car “les jaloux mènent une existence difficile : tous les jours, c’est la colère ou la dispute; la nuit, c’est le soupçon ou la peur. Pendant que cinq chevaliers dormaient, les cinq autres veillaient, les uns aux portes, les autres aux fenêtres afin d’épier l’extérieur des appartements. Ils consacraient tous leurs soins à cette surveillance.” Les propriétaires sont inquiets pour leurs biens; les maris pires que tout autre. Et les femmes en subissent un contrôle odieux. “Mieux me vaudrait mourir que vivre : mais cela, même je ne le puis. J’ai sur moi une foule de gardiens, mes chambellans qui tous, vieux ou jeunes, haïssent l’amour et font de l’austérité leurs délices. Il me faut donc tout subir, lasse, et me résigner.”
Pourtant, les débuts des récits de Tristan & Iseut s’accordent à nous dépeindre un roi Marc placide et débonnaire. Hélas, l’aventure conjugale dans laquelle il est entraîné à son corps défendant aura raison de sa tranquillité, et de sa valeur. Avoir “pris femme” en fait un homme vil. Des passions morbides vont s’installer en lui et le conduire à des actes graves, maléfiques, humiliants, meurtriers.
D’emblée d’ailleurs, le mari inspire de la crainte à la femme épousée, désormais sous sa coupe. A de nombreuses reprises Iseut craint son courroux. Elle sait que l’homme est rendu méchant par le mariage. Un jour Iseut le voit pénétrer dans ses appartements. “Elle lève les yeux vers son visage. Elle y perçoit un air cruel et féroce” qui la met au comble de l’inquiétude. Vivant ses amours dans la clandestinité obligée, Iseut avoue : “si le roi savait ce qui se passe, je serais écartelée [...] je suis certaine qu’il me donnerait la mort.” Et cette épée de Damoclès constamment suspendue crée une atmosphère d’angoisse continuelle. “Je tremble, j’ai grand peur. Cette peur qui m’étreint me force à partir.” La jalousie, en effet, ne cesse de le tarauder. Les rumeurs sur les amours de son épouse avec Tristan le mettent en rage; il est “résolu à les exterminer” Les méfaits de ce roi jaloux sont innombrables : l’espionnage et les prises sur le fait sont les moindres; avec la condamnation de Tristan et Iseut, le roi se fait meurtrier; on le dit “impitoyable et entêté” ! Il proclame qu’il ne “renoncera pas à les faire brûler vif. Il donne l’ordre d’allumer le feu et d’amener son neveu. Il veut que celui-ci brûle le premier dans les flammes.” Mais Tristan parvient à s’enfuir. Alors, la fureur du roi prend un tour monstrueux; tout d’abord, il l’impose à son peuple : “il leur fait jurer sur leurs propres yeux que le premier qui aura l’occasion de prendre Tristan devrait aussitôt le faire sous peine d’être pendu.” Puis, pour Iseut, aucun châtiment ne lui paraît assez horrible : quand un lépreux propose de la prendre pour la donner en pâture à ses pareils afin d’assouvir sur elle leur luxure et de la contaminer, le roi exulte d’avoir trouvé là “un moyen infaillible pour qu’elle vive en étant déshonorée” , d’autant plus que le lépreux lui assure que “nous brûlons d’une telle ardeur qu’il n’y a pas une femme sous le ciel qui pourrait supporter, pas même un jour, de faire l’amour avec nous.” Y a-t-il pire ignominie que la vengeance conjugale ?
Mais les amants parviennent à s’enfuir. Hélas, un forestier découvre leur cachette dans la forêt et la révèle au roi; dès lors, celui-ci n’a de cesse d’accomplir sa vengeance. “Le roi est parfaitement résolu à les exterminer. [...] Il préfère être pendu plutôt que de ne pas tirer vengeance de ceux qui l’ont déshonoré.” Lorsqu’Iseut est de retour à Tintagel, commence une vie déchirée : tantôt Tristan est innocenté, par conséquent bienvenu à la cour; tantôt soupçonné ou surpris dans ses amours avec Iseut, il est chassé. Lors d’un de ses séjours, Marc installe un piège effroyable : il charge un de ses proches de faire “faire des pièges armés de faux. Il les plaça, la nuit, devant le lit de la reine, afin que si Tristan venait, il se fit une telle marque que le roi le reconnaîtrait.”
Ce piège sanglant n’est pas exceptionnel; un amant rendant visite à sa belle en passant par la fenêtre s’empale sur des piques; “les broches étaient dressées : l’une le frappe en plein corps et le sang vermeil jaillit. Quand il se sent navré sans remède [...] il vient sur le lit, dont tous les draps deviennent sanglants.” Comme est le lit d’Iseut, tout ensanglanté. On pourrait bien sûr, avec les ésotéristes, voir dans ces hémorragies, le signe qu’une initiation est en cours, ou bien, avec les psychanalystes, une défloration ... Mais on doit d’abord bien se pénétrer de la violence des maris rendus fous furieux par leur jalousie.
Le roi cependant songe parfois à cette ancienne quiétude qu’il affectionnait avant son mariage. Il reproche ainsi à ses barons de ne pas se soucier de sa tranquillité. “Avec vous, je ne peux jamais vivre en paix.” N’empêche, il demeure dans un état de constante contrariété. Certains exégètes voient en Marc le prototype du mari berné. Précisons tout de même que ce prototype n’existe pas là où le mariage n’existe pas; et que nul ne s’en plaint ! On voit s’affairer autour de lui des barons empressés à lui révéler son “déshonneur” et à le presser de le laver. Car le mari “trompé” qui laisse faire ou ne réagit pas est déconsidéré. “Les barons s’adressèrent au roi : - La reine s’est conduite de manière insensée et elle ne s’est jamais justifiée. On vous le reproche comme une lâcheté.” Ce reproche ne cessera plus; car les barons n’admettent pas que le roi tolère l’adultère dont il est “victime”; en bonne logique, il doit se défendre et empêcher cette situation. Si son affection pour Tristan l’incite à fermer les yeux, les barons veillent et harcèlent le roi pour qu’il réagisse. Il y va de leur intérêt autant que du respect de la loi commune. Ils se concertent et s’interrogent : “Que pouvons-nous faire ? Le roi est trop lâche. Bientôt il fera revenir son neveu. Parole donnée ni vœux n’y feront rien.” Eux-mêmes, avilis par l’appât du gain et du pouvoir, ne peuvent à aucun moment renoncer à leur cupidité. Après le serment de la Blanche Lande prêté par Iseut et destiné à faire cesser toute accusation contre elle et Tristan, les barons recommencent leurs persécutions. “Malgré cette paix, les trois félons songent à une trahison. Un espion qui espère améliorer son sort vient les trouver” pour leur proposer un nouveau coup. Car toute dénonciation est généreusement rémunérée.
Certes, les maris trompés sont ridiculisés par la morale en cours, et sommés de faire cesser une situation dite inacceptable. Mais les poètes et romanciers semblent ne pas partager ce jugement. En effet, les maris vengeurs, ceux qui punissent les contrevenants à l’ordre nouveau, ces jaloux malfaisants et cruels sont montrés du doigt. Lorsqu’Iseut est décrite un jour en train de chanter en s’accompagnant à la harpe, elle chante précisément la douleur d’une épouse à qui son mari a donné à manger le cœur de son amant. Ce motif est très fréquemment traité dans les lais et chansons du Moyen-Age : c’est le motif du “cœur mangé”. Cette horrible vengeance des maris jaloux est à la fois une pratique apparemment courante mais aussi toujours dénoncée; ces maris-là sont incriminés et déconsidérés. L’un des plus connus est le “Roman du châtelain de Couci et de la dame de Fayel”. Les deux amants s’aiment à l’insu du seigneur de Fayel. Le châtelain de Couci part en croisade où il est blessé par une flèche empoisonnée; il demande alors à ses serviteurs de lui ôter le cœur, de l’embaumer et de le porter à sa dame. Mais le seigneur de Fayel intercepte le coffret contenant le cœur et le fait servir bien cuisiné à son épouse; puis il l’informe de la chose : “en mangeant ce plat, vous avez mangé le cœur de celui que vous avez le mieux aimé, celui du châtelain de Couci, qu’on vous a servi ici.” Elle annonce alors qu’elle ne mangera plus jamais et se laisse ainsi mourir. Pareillement fit le comte dont Iseut chante le forfait, car il “donna perfidement le cœur de Guiron à manger à sa femme” . Iseut sait bien que tel est peut-être le châtiment qui la menace. Car tels sont devenus les hommes de la société conjugalisée : des angoissés, des schizophrènes, des jaloux, des monstres de cruauté, des meurtriers.
Mais Marc n’est pas le seul jaloux dans cette histoire. Ceux-ci pullulent autour d’Iseut, chacun d’entre eux osant espérer pour lui des faveurs qu’elle est accusée d’accorder à Tristan. “Il était venu à la cour pour tenter de séduire la reine [...] Il venait pour la courtiser mais il n’y réussissait pas .” Tristan lui-même éprouve ce mal. Loin d’Iseut, il imagine qu’elle “ne peut éviter de prendre un autre amant [...] cette pensée l’égare. Cet égarement bouleverse ses sentiments. [...] Quand il s’adonne à cette pensée douloureuse, il exprime sa haine à l’image d’Iseut [...]” Même Tristan est jaloux; le dépit d’une longue séparation sans nouvelles d’Iseut le plonge dans un terrible tourment de jalousie que le roman dit “courtois” de Tristan explora avec beaucoup de finesse. La jalousie de Tristan lui donne l’occasion de se livrer à une très belle méditation tourmentée sur cette problématique de la jalousie. “Un étrange amour unit ces quatre personnes : chacun en retire peine et douleur et tous vivent dans la tristesse. Aucun d’entre eux n’en retire de la joie. D’abord le roi Marc craint qu’Iseut lui soit infidèle et qu’elle aime un autre que lui; il endure un vif tourment car il n’a d’amour et de désir que pour Iseut qui s’est détachée de lui. Il peut jouir de son corps mais cela ne lui suffit guère dès lors qu’un autre possède ses sentiments. Cela le rend fou de fureur et de colère. [...] Après le roi, c’est Iseut qui en souffre car elle a ce qu’elle ne désire pas et elle ne peut avoir ce qu’elle désire. Le roi Marc n’a qu’un seul motif de tristesse mais pour Iseut j’en vois deux. Elle veut Tristan et ne peut l’avoir. Elle doit rester avec un mari qu’elle ne peut ni fuir ni délaisser. [...] Le seigneur Tristan souffre double peine et double torture à cause de son amour. Il a épousé Iseut aux Blanches Mains qu’il ne veut ni ne peut aimer. Il n’a pas le droit de la quitter. [...] Il souffre à cause de la femme qu’il possède et souffre encore plus de celle qu’il ne possède pas. [...] Mais elle ne souffre pas moins Iseut aux Blanches Mains, sa femme. Elle souffre d’une absence de plaisir. Son mari ne lui en procure jamais et elle n’a pas d’amant. Elle désire Tristan, elle est à Tristan et ne reçoit de lui aucun plaisir. [...] Je ne sais dire lequel souffre le plus et je me sens incapable d’expliquer cela.” Cette perplexité du poète est pathétique. Elle pose exactement les mêmes questions que celles qui tracassent notre temps. Que nous ayons les possibilités de rupture et de liaisons que n’avaient pas les héros et héroïnes de jadis ne change rien au problème.
Nous sommes encore sous l’emprise de ces émotions apparemment inconciliables. Tout simplement parce que nous, humains du XXIè siècle, comme nos ancêtres du XIIè siècle, nous sommes tous sous le régime de la conjugalité. A une grande différence près : c’est que ce qui était vécu par nos lointain(e)s ancêtres comme une contrainte insupportable, nous le vivons, nous, au XXIè siècle, de notre plein gré; nous y avons même ajouté une touche de mysticisme amoureux qui rend la chose encore plus adhérente. Car le couple est l’exact équivalent du mariage; et le couple semble l’horizon indépassable de nos rêves d’amour. Point n’est besoin de contrat traditionnel ou de PACS, la jeunesse comme la génération de ses parents et aïeux voit dans le couple la forme idéale de vie affective. Il n’est dorénavant plus nécessaire de recourir aux institutions, aux contraintes familiales ou sociales, plus besoin de mariages arrangés pour obliger les gens à vivre à deux. Il n’est d’ailleurs nullement nécessaire de vivre à deux; le nombre croissant de célibataires, les familles monoparentales sont là pour le prouver. Mais nous sommes si bien configurés par les vieux mythes que nous ne nous en sommes pas rendu compte. Il suffit pourtant de relire les vieux textes pour constater que cet idéal de vie est daté; qu’il n’a en outre, jamais été idéal ! Mais nous ne le savons plus. Et, apparemment, Thomas ne le savait déjà plus. Et les affres de souffrance et d’incompréhensibles tourments dans lesquels se débattent les héros avaient vraiment de quoi le laisser perplexe !
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Marie* Modératrice - Chevalier Gentil

Inscrit le: 16 Fév 2005 Messages: 6049 Localisation: les brumes du nord
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Posté le: 25 Mai 2008 06:18 Sujet du message: |
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Beau travail d'analyse
Et encore une foi merci de nous le faire partager.
A remarquer tout de même qu'il s'agit là de notre société occidentale, dans d'autres cultures où le mariage existe bel et bien, la jalousie tel que tu l'as décrit ici n'existe pourtant pas.
Sans doute s'y ajoute t-il dans nos sociétés une autre composante  _________________ *Rit Ur* - La Charte des Gentils
*********************
Croire en ce que l'on dit et le faire! (Philippe)
"Le feu de la haine ne s’éteint que par l’amour et, si le feu de la haine ne s’éteint pas, c’est que l’amour n’est pas encore assez fort" le XIVem Dalai Lama |
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duc Animateur

Inscrit le: 01 Mar 2004 Messages: 1921 Localisation: bretagne
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Posté le: 25 Mai 2008 11:49 Sujet du message: |
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Le dragon gardien sévère des trésors cachés.. sait qu'il ne pourra empêcher
la survenue du désordre..
Le roi et sa fille.. ou le mari et sa femme.. seront en but aux assauts de l'évolution.. sous la forme du chevalier errant ou du prince charmant..messager du désordre..et porteur d'un ordre nouveau.
Pour abattre l'ordre établi le petit nouveau devra vaincre le dragon ..pas simple.. c'est une initiation et dangereuse, on peut se perdre, seul l'amour véritable est assez fort.
S'il réussit un nouvel ordre voit le jour ... qui sera gardé par le dragon immortel.
Un synopsis du grand oeuvre...
 _________________ L'inconditionnel du parfait
Dernière édition par duc le 26 Mai 2008 11:44, édité 1 fois |
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Christine_ Membre fidèle

Inscrit le: 20 Juin 2006 Messages: 1458
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Posté le: 25 Mai 2008 15:29 Sujet du message: |
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| Marie* a écrit: | Beau travail d'analyse
Et encore une foi merci de nous le faire partager.
A remarquer tout de même qu'il s'agit là de notre société occidentale, dans d'autres cultures où le mariage existe bel et bien, la jalousie tel que tu l'as décrit ici n'existe pourtant pas.
Sans doute s'y ajoute t-il dans nos sociétés une autre composante  |
l'equilibre,il manque l'equilibre peut être
Iseut aux blanches mains, sans mari sans plaisir sans amants,le roi qui depuis son mariage avec Iseult devient jaloux, furieux et
coléreux, tristan qui aime Iseult, Iseult qui aime Tristan, va connaitre la
le lit ensanglanté, la fureur du roi
l'equilibre, qui doit d'abord se trouver en nous pour qu'il y ai equilibre dans les relations |
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Christine_ Membre fidèle

Inscrit le: 20 Juin 2006 Messages: 1458
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Posté le: 25 Mai 2008 17:50 Sujet du message: |
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ou c'est peut être le désir de possession de s'approprier l'autre
un trait de caractère qui entraine la jalousie
et l'amour devient différent de ce qu'il devrait être on aime pour soi et non pour l'autre
et on ramène tout à soi
je pense que quand on aime on comprend les besoins de l'autre
il ne me viendrais pas à l'idée de refuser à mon époux ou de lui reprocher de sortir ou d'avoir d'autres occupations
et il agit de même pour moi
et pourtant nous sommes mariés
si notre façon de vivre nous convient à tout deux on peut se marier pourquoi pas ?
je ne sais si c'est un idéal de vie mais moi ça me va tres bien |
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Marie* Modératrice - Chevalier Gentil

Inscrit le: 16 Fév 2005 Messages: 6049 Localisation: les brumes du nord
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Posté le: 25 Mai 2008 17:59 Sujet du message: |
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Il me semble aussi que ce qui est en question, Christine, , ce n'est pas tant le mariage que ceux qui sont mariés, je suis de ton avis
La jalousie, l'esprit de possession ne se retrouve pas que dans le mariage, n'est pas non plus que le fait des hommes, et ne montrer du doigt que l'un ou l'autre, ne mettre en cause que le mariage, c'est peut être un petit peu simplifier les choses  _________________ *Rit Ur* - La Charte des Gentils
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"Le feu de la haine ne s’éteint que par l’amour et, si le feu de la haine ne s’éteint pas, c’est que l’amour n’est pas encore assez fort" le XIVem Dalai Lama |
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Méléagant Pionnier de Sagesse Primordiale
Inscrit le: 21 Avr 2008 Messages: 21
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Posté le: 26 Mai 2008 20:41 Sujet du message: |
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| duc a écrit: |
Le roi et sa fille.. ou le mari et sa femme.. seront en but aux assauts de l'évolution.. sous la forme du chevalier errant ou du prince charmant..messager du désordre..et porteur d'un ordre nouveau. |
Tout à fait, quoique j'écrirais plutôt le contraire: la mère et son fils.. ou le frère et sa soeur.. seront en but aux assauts de l'évolution.. sous la forme du chevalier errant ou du prince charmant..messager du désordre..et porteur d'un ordre nouveau (qui ne me fait guère envie)
| duc a écrit: | | Pour abattre l'ordre établi le petit nouveau devra vaincre le dragon ..pas simple.. c'est une initiation et dangereuse, on peut se perdre, seul l'amour véritable est assez fort. |
Les héros tueurs de dragons... tous des saints !! Saint Patrick, Saint Georges et Saint Michel !! Et cette culture de l'héroïsme et de la chevalerie ...
C'est un crime.. c'est le meurtre de l'amour .
| duc a écrit: | | S'il réussit un nouvel ordre voit le jour ... qui sera gardé par le dragon immortel. |
Oui, le Nouvel Ordre Mondial, gardé pour un dragon, mais maléfique celui-ci. Jusqu'au jour où l'Ancien renaîtra de ses cendres. |
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claire Membre fidèle
Inscrit le: 06 Jan 2008 Messages: 969 Localisation: un peu partout dans ma tête!
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Posté le: 26 Mai 2008 22:05 Sujet du message: Re: Et Joyeuse Fête des Mères ! |
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[quote="Méléagant"] “
... Et la jalousie n’est que le début d’une interminable théorie de méfaits.
...
Merci Mélé a gant pour la "et joyeuse fête des mères"
...
J'ai retenu de ce texte:
L'amour et la mort
...
La peine et la douleur
...
La jalousie
...
Et je me suis dit:"c'est tout sauf l'AMOUR
Mais je suis d'accord avec la notion d'opposition,de confrontation,d'initiation
... _________________ Appliquer sa parole
L'urgence du devoir est d'aimer |
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Méléagant Pionnier de Sagesse Primordiale
Inscrit le: 21 Avr 2008 Messages: 21
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Posté le: 26 Mai 2008 22:16 Sujet du message: |
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“Le succès prodigieux du Roman de Tristan révèle en nous, que nous le voulions ou non, une préférence intime pour le malheur.” Difficile de souscrire à une telle déclaration ! Que nous aimions ce roman, ou ce mythe, peut avoir maint autre raison que le “goût du malheur” ! Notamment l’infinie curiosité d’explorer un problème toujours en suspens !
Mais la psychanalyse est montée au créneau; elle montre ici l’ampleur de sa réussite ! La persuasion exercée sur les mentalités modernes est parvenue à masquer des processus sociaux sous le déguisement d’une tendance psychique.
Pourquoi omettre le fait avéré que le mariage est une création de la féodalité ? que, comme elle, il institutionnalise un rapport de force ? qu’il assujettit l’épouse au mari, comme le vassal au seigneur ? et que tant que la conjugalité existe, ce rapport demeure ? Oserait-on affirmer que “le succès de l’idée de mariage révèle en nous, que nous le voulions ou non, une préférence intime pour le divorce” ? L’absurdité est ici évidente. Elle devrait l’être autant pour le propos de Rougemont; mais notre cécité est trop bien partagée, trop bien camouflée, trop bien confortée - et confortable ? - pour nous être sensible !
Le Roman de Tristan & Iseut est un grandiose révélateur de la profonde corruption d’une société où l’amour est dégradé; il a ce mérité incomparable de mettre en lumière le lien indéfectible entre l’état d’une société et sa conception de l’amour, dans nos contextes, lien de détérioration. Cette imbrication des valeurs humaines innervant la vie personnelle, sociale et politique est évidente dans l’histoire des peuples.
Elle éclate aujourd’hui à nos yeux dans les pays - notamment islamiques - où la “morale” impose aux femmes un état de sujétion et de détention à vie. Bien que cela nous soit invisible, cette imbrication est également incontestable, et dramatique, dans nos sociétés avancées puisqu’elles sont toujours moralement, mais insidieusement, régies par le code féodal de l’honneur, et ceci à notre insu.
Près de vingt siècles après son instauration, Wagner vit toujours sous son empire, lui qui explique, au moment où il compose son opéra : “L’honneur détermine des actions qui, connues du monde, sont déclarées glorieuses; la sympathie humaine, blessée, se réfugie dans une sublime mélancolie, presqu’inexprimée, d’autant plus impressionnante, en laquelle nous reconnaissons l’essence du monde comme une chose terrible et vouée au néant.” On ne peut mieux exprimer l’abîme de désarroi provoqué par la notion d’honneur ! L’existence de cette obligation sociale est montrée ici comme condamnant d’avance toute joie amoureuse ! plus même, toute paix sociale, puisque l’essence même du monde en est dénaturée en “chose terrible vouée au néant” ! La double contrainte (entre l’amour et l’honneur), dans laquelle est enfermé Wagner, comme tout amoureux occidentale, est d’autant plus infernale qu’il révère profondément cette valeur qui le détruit lui, et le monde avec lui ! En effet, pour exprimer à son amante Mathilde Wesendonk, la grandeur de l’amour qui les unit, il emprunte le vocabulaire de l’honneur ! alors même que toute étreinte physique leur est désormais interdite : “Je suis anobli - j’ai reçu la plus haute accolade chevaleresque. A ton cœur, à tes yeux, à tes lèvres - j’ai été enlevé au monde.” Comment s’étonner ensuite de cet aveu désespéré : “je n’ai jamais goûté dans sa perfection le bonheur de l’amour” ?
L’impossible dépassement de la contradiction inhérente à l’immixtion de l’honneur dans la vie amoureuse ne peut être mieux constaté; ainsi que son impact funeste sur la vie sociale en général. “S’il y a quelque chose de faux dans notre attitude devant le sexe, on peut être sûr que la même erreur d’optique s’applique aux problèmes du pain quotidien, de l’argent, du travail, du divertissement - bref, à tout.” Mais là où Miller observe des comportements particuliers, il convient de faire un constat général; car c’est l’ensemble de la société occidentale qui connaît l’impasse amoureuse dans laquelle elle s’est engagée avec le code de l’honneur. D’ailleurs, Miller le subodore lorsqu’il constate avec raison qu’ “il n’y a pas tant de différence entre la façon dont le gangster traite sa pépée, et celle dont le banquier traite sa maîtresse”
Cette constante des comportements amoureux dans les pays d’origine féodale ou indo-européenne, n’a engendré qu’une infinie misère, tant sur le plan sexuel et amoureux que sur le plan social et politique. Et les utopies sociales, n’ayant jamais évacué cette valeur ni repensé le mode de filiation qui la nécessite, n’ont pu engendrer, elles aussi, qu’une infinie misère. |
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Gil Scaldesse initiée

Inscrit le: 24 Déc 2002 Messages: 1891
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Posté le: 27 Mai 2008 00:40 Sujet du message: |
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La mort mais la mort de qui ??
n'est ce pas la mort de ce que l'on était ... pour que l'amour puisse vraiment être ... ? _________________ ""Le bonheur est un voyage, pas une destination, il n'y a pas de meilleur temps pour être heureux que le temps présent.""
Gil. |
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claire Membre fidèle
Inscrit le: 06 Jan 2008 Messages: 969 Localisation: un peu partout dans ma tête!
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Posté le: 27 Mai 2008 10:31 Sujet du message: |
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| Gil a écrit: | La mort mais la mort de qui ??
n'est ce pas la mort de ce que l'on était ... pour que l'amour puisse vraiment être ... ? |
On peut aussi se demander:l'AMOUR oui mais de quel amour parle t'on? _________________ Appliquer sa parole
L'urgence du devoir est d'aimer |
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Kan Rit Ar Norbert Administrateur

Inscrit le: 24 Déc 2002 Messages: 4013
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Posté le: 27 Mai 2008 10:45 Sujet du message: |
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| Citation: | | On peut aussi se demander:l'AMOUR oui mais de quel amour parle t'on? |
Oui, parfois, je me pose aussi cette question:...
Où est l'AMOUR dans tout ça et duquel parle-t-on????
 _________________ L'AMOUR rétablit notre UNITE PRIMITIVE....
PLATON(le Banquet)
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