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Marie* Modératrice - Chevalier Gentil

Inscrit le: 16 Fév 2005 Messages: 6047 Localisation: les brumes du nord
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Posté le: 04 Déc 2006 13:43 Sujet du message: Voitures "vertes' |
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Au salon de Los Angeles, les constructeurs automobiles lavent plus "vert"
Une limousine rejetant de la vapeur d'eau par l'échappement, des 4x4 roulant à l'alcool de maïs et une voiture de grand sport entièrement électrique: séduisants, les véhicules "verts" montrés au salon de Los Angeles doivent encore montrer leur viabilité en grande série.
(...) ces modèles sont encore sauf exception confinés aux salles d'exposition ou aux démonstrations pour une poignée de privilégiés.
C'est le cas de l'"Hydrogen 7" de BMW.
Extérieurement semblable à la limousine de luxe de la marque bavaroise, elle dissimule un moteur de pointe pouvant fonctionner aussi bien à l'essence qu'à l'hydrogène, l'un des éléments les plus répandus à la surface de la Terre.
Selon BMW, "en fonctionnant en mode hydrogène, le modèle n'émet presque rien d'autre que de la vapeur d'eau". Mais les inconvénients sont encore nombreux, à commencer par un très faible rendement: 260 chevaux pour un moteur de 6.000 cm3, c'est à peine mieux en valeur relative qu'un diesel des années 1980.
En outre, le réservoir où l'hydrogène est conservé à très basse température condamne les deux tiers du coffre et l'autonomie en mode hydrogène n'atteint que 200 km au maximum, selon la fiche technique du constructeur.
L'autonomie: voilà le plus gros écueil rencontré par les fabricants automobiles pour faire franchir à leurs clients aux Etats-Unis la fin annoncée des réserves en énergie fossile sans pour autant renoncer à un mode de vie conçu autour de la voiture individuelle.
Le Japonais Honda a effectué un nouveau pas vers la production d'une voiture 100% à hydrogène en exhibant la FCX, une berline futuriste où le carburant actionne une petite centrale électrique.
Elle risque toutefois de se heurter à l'insuffisance du réseau de pompes lorsqu'elle sera proposée à des clients-testeurs en 2008.
De son côté, le géant américain General Motors a mis en avant à Los Angeles un prototype de son gros 4x4 Chevrolet Tahoe capable de rouler à l'éthanol, un carburant d'origine végétale, et compte dans sa gamme des modèles pouvant fonctionner avec un mélange d'éthanol et d'essence, l'"E85".
Plus étonnant de la part d'un groupe qui avait "tué" la voiture électrique au début des années 2000 en retirant de la circulation l'EV-1, un petit véhicule rechargeable sur le secteur et disponible en location de longue durée, GM a annoncé au début du salon qu'il allait travailler à une gamme électrique et vendre à moyen terme une "hybride rechargeable".
Pour un conducteur qui roulerait souvent en ville avec quelques escapades en dehors des cités, cette hybride rechargeable deviendrait la solution miracle, résolvant la quadrature du cercle de l'autonomie et de l'économie de fonctionnement, avec toutefois un gros point d'interrogation sur le prix de vente initial.
Un autre constructeur a semble-t-il franchi un pas de géant dans la technologie électrique: l'entreprise californienne Tesla propose une petite voiture de sport deux places pouvant rouler 400 km sans se recharger.
Le constructeur affirme que cette décapotable peut accélérer de 0 à 100 km/h en quatre secondes, résultat digne d'une voiture de course, et "ne brûle que du caoutchouc", avec un coût de fonctionnement d'un dollar par 160 km.
"C'est l'une des meilleures", a affirmé M. Schwarzenegger. "Je l'ai essayée, elle est formidable". Contrairement à la plupart des autres voitures "vertes" montrées à Los Angeles, la Tesla est en vente, moyennant 100.000 dollars qui n'ont pas découragé les acheteurs, puisque toute la production est écoulée jusqu'en 2008.
(Metro) _________________ *Rit Ur* - La Charte des Gentils
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Croire en ce que l'on dit et le faire! (Philippe)
"Le feu de la haine ne s’éteint que par l’amour et, si le feu de la haine ne s’éteint pas, c’est que l’amour n’est pas encore assez fort" le XIVem Dalai Lama |
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Hélène Animatrice

Inscrit le: 09 Mai 2006 Messages: 2042 Localisation: Vosges
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Posté le: 11 Jan 2007 23:58 Sujet du message: |
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Après le colza et le maïs, des microalgues dans le moteur
2007-01-10
Par Sophie MAKRIS
(Source vérifiée)
Une personne s'apprête à se servir d'une pompe à superéthanol dans un centre E. Leclerc le 13 décembre 2006 à Reims.VILLEFRANCHE-SUR-MER (Alpes-Maritimes) - Les biocarburants issus du colza et autre canne à sucre à peine sortis de la confidentialité, les scientifiques testent déjà une nouvelle poule aux oeufs d'or énergétique: les microalgues, riches en lipide aptes à faire tourner un moteur.
Dans les locaux du Laboratoire océanographique de Villefranche-sur-Mer (LOV), des flacons remplis d'un liquide trouble tantôt rouge, vert ou jaune, sont l'objet de toutes les attentions: chacun d'entre eux concentre plusieurs millions de microalgues, des organismes microscopiques qui poussent par photosynthèse dans l'eau douce ou l'eau de mer.
"La particularité de certaines espèces de microalgues est de produire des réserves de lipides allant jusqu'à 70% de leur masse lorsqu'elles sont soumises à des stress comme la privation d'azote ou une augmentation brutale de lumière", explique Olivier Bernard, chargé de recherche à l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) de Sophia-Antipolis.
Une propriété qui fait briller les yeux des chercheurs en biocarburant : à raison d'environ cent grammes d'huile extrait d'un litre de microalgues, la production de ces cellules permet d'espérer un rendement à l'hectare trente fois supérieur aux oléagineux terrestres comme le colza ou le tournesol.
Autre avantage: si les biocarburants des céréaliers peuvent difficilement se passer d'engrais et de pesticides néfastes pour l'environnement, la culture de microalgues en serre à grande échelle -des photobioreacteurs- évite cet écueil, tout en permettant une maîtrise du cycle de l'azote et du phosphore, grâce au recyclage des différents éléments nutritifs.
Sans compter le gain de place offert par ce procédé en comparaison des cultures oléagineuses terrestres! "Selon certains experts, il faudrait planter l'équivalent de la surface de la France en oléagineux pour faire rouler toutes les voitures du pays", explique Antoine Sciandra, directeur de recherche du CNRS au laboratoire de Villefranche.
Reste à rendre rentable la production des acides gras issus des microalgues et leur transformation en biocarburant. Pour y parvenir, l'Agence nationale de la recherche (ANR) fait plancher sept équipes universitaires françaises, cordonnées par Olivier Bernard et associées à la PME Valcobio, sur l'élaboration d'un modèle viable de production.
Le programme Shamash, doté d'un budget de 2,8 millions d'euros pour trois ans, a démarré en décembre après avoir été labellisé par le pôle de compétitivité "Mer" de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Plusieurs pistes permettent d'espérer une meilleure rentabilité : "Outre les acides gras, les microalgues contiennent des molécules très recherchées dans les domaines agro-alimentaire et pharmaceutique, comme les Oméga 3 et les antioxydants. Il nous faut améliorer les procédés de séparation de ces molécules", décrit Olivier Bernard.
Les chercheurs traquent aussi le "graal" des microalgues, celle qui parmi les 200.000 à un million d'espèces existantes offrira la meilleure production lipidique. "Nous sommes en compétition avec des scientifiques d'Amérique, du Japon, d'Allemagne, d'Angleterre, chacun cherche +la bête de course+!".
Les Français ont un allié discret: Shamash, divinité babylonienne qui donne son nom à leur programme de recherche, représenté par un soleil dans une roue, "comme une métaphore du biocarburant".
http://terresacree.org |
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