LILAS Membre r�gulier
Inscrit le: 20 Sep 2005 Messages: 59 Localisation: L� o� la terre est rouge...
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Post� le: 23 Sep 2005 11:22 Sujet du message: |
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Bonjour � tous... Eh ben j'ai tout lu !
En fait, depuis d�j� un certain temps, j'ai pris l'habitude de naitre tous les matins en ouvrant les yeux � ma nouvelle existence... La Vie me suit tout le temps m�me dans mon sommeil... �a me permet d'essayer ou d'explorer plein d'exp�riences nouvelles dans des existences nouvelles !... je n'ai pas d'attentes... certaines de ces exp�riences ont �t� plant�es la veille, dans "l'autre existence", et j'en exploite en ce jour le r�sultat (dans cette nouvelle existence)... D'autres de ces exp�riences surgissent aujourd'hui et m'apprennent � improviser le jeu... D'autres encore pourront �tre plant�es par moi en ce jour si je d�sire les voir pousser dans ma prochaine existence (celle de demain)... Alors voil�, je suis le jardinier de toutes ces existences , je s�me, j'arrose, et je r�colte quand le temps de la moisson arrive... Pour cela, je me sers de l'ombre et de la lumi�re en moi car chaque exp�rience produit cela... Quelque fois, je m'assoie et je regarde pousser mon jardin personnel... Quelle Vie fantastique d'exp�riences et de continuit� ! J'en ressens en moi une merveilleuse caresse... je suppose que certains d'entre vous l'ont sentie... Voil�, c'est tout ce que j'avais � vous dire... Dr�le d'entr�e ici n'est-ce pas ? ... LILAS |
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errantgris Membre r�gulier

Inscrit le: 29 Mai 2005 Messages: 165
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Post� le: 24 Sep 2005 16:10 Sujet du message: |
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Croire ou ne pas croire tel est la question.
Voici un petit conte des fr�res Grimm que j�ai lu hier au soir � ma fille Salom�. Il m�a fait penser � ce fuseau allez savoir pourquoi�
Les Musiciens de Br�me :
Un meunier poss�dait un �ne qui, durant de longues ann�es, avait inlassablement port� des sacs au moulin, mais dont les forces commen�aient � d�cliner. Il devenait de plus en plus inapte au travail. Son ma�tre songea � s'en d�barrasser. L'�ne se rendit compte qu'un vent d�favorable commen�ait � souffler pour lui et il s'enfuit. Il prit la route de Br�me. Il pensait qu'il pourrait y devenir musicien au service de la municipalit�. Sur son chemin, il rencontra un chien de chasse qui s'�tait couch� l�. Il g�missait comme quelqu'un qui a tant couru, que la mort le guette.
- Alors, Ta�aut, pourquoi jappes-tu comme �a ? demanda l'�ne.
- Ah ! dit le chien, parce que je suis vieux, parce que je m'alourdis chaque jour un peu plus, parce que je ne peux plus chasser, mon ma�tre veut me tuer. Je me suis enfui. Mais comment gagner mon pain maintenant ?
- Sais-tu, dit l'�ne, je vais � Br�me pour y devenir musicien ; viens avec moi et fais-toi engager dans l'orchestre municipal. Je jouerai du luth et toi de la timbale.
Le chien accepta avec joie et ils repartirent de compagnie. Bient�t, ils virent un chat sur la route, qui �tait triste... comme trois jours de pluie.
- Eh bien ! Qu�est-ce qui va de travers, vieux Raminagrobis ? demanda l'�ne.
- Comment �tre joyeux quand il y va de sa vie ? r�pondit le chat. Parce que je deviens vieux, que mes dents s'usent et que je me tiens plus souvent � r�ver derri�re le po�le qu'� courir apr�s les souris, ma ma�tresse a voulu me noyer. J'ai bien r�ussi � me sauver, mais je ne sais que faire. O� aller ?
- Viens � Br�me avec nous. Tu connais la musique, tu deviendras musicien.
Le chat accepta et les accompagna.
Les trois fugitifs arriv�rent � une ferme. Le coq de la maison �tait perch� en haut du portail et criait de toutes ses forces.
- Tu cries � nous casser les oreilles, dit l'�ne. Que t'arrive-t-il donc ?
- J'ai annonc� le beau temps, r�pondit le coq, parce que c'est le jour o� la Sainte Vierge lave la chemise de L'Enfant J�sus et va la faire s�cher. Mais, comme pour demain dimanche il doit venir des invit�s, la fermi�re a �t� sans piti�. Elle a dit � la cuisini�re qu'elle voulait me manger demain et c'est ce soir qu'on doit me couper le cou. Alors, je crie � plein gosier pendant que je puis le faire encore.
- Eh ! Quoi, Chanteclair, dit l'�ne, viens donc avec nous. Nous allons � Br�me ; tu trouveras n'importe o� quelque chose de pr�f�rable � ta mort. Tu as une bonne voix et si nous faisons de la musique ensemble, ce sera magnifique.
Le coq accepta ce conseil et tous quatre se remirent en chemin.
Mais il ne leur �tait pas possible d'atteindre la ville de Br�me en une seule journ�e. Le soir, ils arriv�rent pr�s d'une for�t o� ils se d�cid�rent � passer la nuit. l'�ne et le chien se couch�rent au pied d'un gros arbre, le chat et le coq s'install�rent dans les branches. Le coq monta jusqu'� la cime. Il pensait s'y trouver en s�curit�. Avant de s'endormir, il jeta un coup d'�il aux quatre coins de l'horizon. Il vit briller une petite lumi�re dans le lointain. Il appela ses compagnons et leur dit qu'il devait se trouver quelque maison par l�, on y voyait de la lumi�re. L'�ne dit :
- Levons-nous et allons-y ; ici, le g�te et le couvert ne sont pas bons.
Le chien songea que quelques os avec de la viande autour lui feraient du bien. Ils se mirent donc en route en direction de la lumi�re et la virent grandir au fur et � mesure qu'ils avan�aient. Finalement, ils arriv�rent devant une maison brillamment �clair�e, qui �tait le repaire d'une bande de voleurs.
L'�ne, qui �tait le plus grand, s'approcha de la fen�tre et regarda � l'int�rieur.
- Que vois-tu, Grison ? demanda le coq.
- Ce que je vois ? r�pondit l'�ne : une table servie avec mets et boissons de bonne allure. Des voleurs y sont assis et sont en train de se r�galer.
- Voil� ce qu'il nous faudrait, repartit le coq.
- Eh ! Oui, dit l'�ne, si seulement nous y �tions !
Les quatre compagnons d�lib�r�rent pour savoir comment ils s'y prendraient pour chasser les voleurs. Finalement, ils d�couvrirent le moyen : l'�ne appuierait ses pattes de devant sur le bord de la fen�tre, le chien sauterait sur son dos et le chat par-dessus. Le coq se percherait sur la t�te du chat. Quand ils se furent ainsi install�s, � un signal donn�, ils commenc�rent leur musique. L'�ne brayait, le chien aboyait, le chat miaulait et le coq chantait. Sur quoi, ils bondirent par la fen�tre en faisant trembler les vitres. � ce concert inhabituel, les voleurs avaient sursaut�. Ils crurent qu'un fant�me entrait dans la pi�ce et, pris de panique, ils s'enfuirent dans la for�t. Nos quatre compagnons se mirent � table, se servirent de ce qui restait et mang�rent comme s'ils allaient conna�tre un mois de famine. Quand les quatre musiciens eurent termin�, ils �teignirent la lumi�re et chacun se choisit un endroit � sa convenance et du meilleur confort pour dormir. L'�ne se coucha sur le fumier, le chien derri�re la porte, le chat pr�s du po�le et le coq se percha au poulailler. Et comme ils �taient fatigu�s de leur long trajet, ils s'endormirent aussit�t.
Quand minuit fut pass�, les voleurs virent de loin que la lumi�re avait �t� �teinte dans la maison et que tout y paraissait tranquille. Leur capitaine dit :
- Nous n'aurions pas d� nous laisser mettre � la porte comme �a.
Il ordonna � l'un de ses hommes d'aller inspecter la maison. L'�claireur vit que tout �tait silencieux ; il entra � la cuisine pour allumer une lumi�re. Voyant les yeux du chat brillants comme des braises, il en approcha une allumette et voulut l'enflammer. Le chat ne comprit pas la plaisanterie et, crachant et griffant, lui sauta au visage. L'homme fut saisi de terreur. Il se sauva et voulut sortir par la porte de derri�re. Le chien, qui �tait allong� l�, bondit et lui mordit les jambes. Et quand le voleur se mit � courir � travers la cour, passant par-dessus le tas de fumier, l'�ne lui exp�dia un magistral coup de sabot. Le coq, que ce vacarme avait r�veill� et mis en alerte, cria du haut de son perchoir :
- Cocorico !
Le voleur s'enfuit aussi vite qu'il le pouvait vers ses camarades, et dit au capitaine :
- Il y a dans la maison une affreuse sorci�re qui a souffl� sur moi et m'a griff� le visage de ses longs doigts. Devant la porte, il y avait un homme avec un couteau : il m'a bless� aux jambes. Dans la cour, il y a un monstre noir : il m'a frapp� avec une massue de bois. Et sur le toit, il y avait un juge de paix qui criait : � Qu'on m'am�ne le coquin ! � J'ai fait ce que j'ai pu pour m'enfuir.
� partir de ce moment-l�, les voleurs n'os�rent plus retourner � la maison. Quant aux quatre musiciens de Br�me, ils s'y plurent tant qu'ils y rest�rent. _________________ Tous ceux qui errent ne sont pas perdus.
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