123 Membre r�gulier
Inscrit le: 20 Oct 2005 Messages: 285
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Post� le: 25 Oct 2005 13:30 Sujet du message: |
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Ce que j'en dis, c'est tout a fait exact, nous sommes tous fr�res et soeurs, seulement ce qu'il y a de plus difficile sur Terre c'est de s'Aimer d'Amour, le vrai, sans condition, je voudrais tellement.............
Au fond qu'est ce qui diff�rencie les habitants de cette Terre, la couleur de peau, le reste n'est qu'un masque...alors pourquoi tant de haine...
je dois dire que tous ce qui se passe sur Terre actuellement commence � me fatiguer...Nous avons tellement a �changer...
Et j'ajouterais ce magnifique po�me d'Eug�ne Manuel (1823-1902)
"Le cauchemar de deux m�res"
J'ai vu, dans un r�ve attrist�
Deux chaumi�res presque pareilles
Et deux voix dans l'obscurit�
Plaintives, qui frappaient mes oreilles.
Chaque maison �tait cach�e
Dans un de ces vallons prosp�re
D'o� la guerre avait arrach�
Bien des enfants et bien des p�res..
La neige posait lentement
Ses flocons sur les branches mortes
La bise au long g�missement
Pleurait par les fentes des portes
Les deux foyers se ressemblaient
Et devant le feu des broussailles
Deux m�res, dont les doigts tremblaient
Songeaient aux lointaines batailles.
Leur esprit voyageait l�-bas
Point de lettre qui les rassure!
Quand les enfants sont au combat!
Pour les m�res tout est blessure!
L'une comme l'autre invoquaient le ciel
Priant dans sa langue ou la n�tre
"Mein Kind!mein Kind" Ovie cruelle!
"Mon fils!mon fils" murmurait l'autre.
Et j'entendais, au m�me instant
Sur un affreux champ de carnage
Contre la souffrance luttant,
G�mir deux enfants du m�me �ge
Les deux soldats se ressemblaient
Mourant quand il fait bon vivre
Et leurs pauvres membres tremblaient
Bleuis par la bise et le givre.
Ils s'�teignaient dans un ravin
En proie aux angoisses derni�res
Leurs yeux de loin suivaient de loin en vain
La longue file des civi�res.
Etrange r�veil du pass�
Qui pr�c�de l'adieu supr�me
Evoquant pour chaque bless�
La vision de ce qu'il aime.
Et ces deux �mes, � l'heure sacr�e
O� la mort, en passant, vous touche
Jetaient l'appel d�sesp�r� !
Que les petits ont a la bouche
Les yeux remplis de souvenirs
Une main sur la plaie grande ouverte
Comme s'ils sentaient le froid venir
Dans la grande plaine d�serte :
"Mutter!...Mutter
Komm doch bei mir.."(Viens pr�s de moi...)
"Maman!...Maman (implorait l'autre enfant)
Viens je vais mourir!  |
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Ga�lle Pionnier de Sagesse Primordiale
Inscrit le: 31 Oct 2005 Messages: 34 Localisation: Entre Vercors et Broc�liande
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Post� le: 31 Oct 2005 19:03 Sujet du message: Juste un sourire |
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Que dire pour introduire ces quelques lignes de bonheur ?
A t�on le droit de porter un regard �trange � ceux qui enfreignent sciemment une norme �tablie ?
Qui sommes nous pour juger les autres ?
Chacun a le droit de prendre ses chemins de traverses pour trouver son bonheur.
Parfois la vie nous offre des m�andres exquis, des instants pr�cieux qu�il nous faut peut �tre savoir saisir.
Parfois le c�ur a ses raisons que la raison ne conna�t pas.
Parfois un regard nous apaise, on plonge avec d�lice dans les eaux vertes des lagons soyeux de nos affres exquises.
Parfois la vie capricieuse, nous fait le don d�un instant d�amour, secret sublim� par la folie du temps qui passe, trop vite souvent.
Parfois il est bon de s�abandonner, sans pr�jug�s, sans fards, enivr�e par les limbes opiac�s d�un d�sir trop longtemps contenu, trop longtemps attendu !
Parfois il est bon de vivre cet instant, tout simplement !
Mille bises
Ga�lle
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Ode � la lune
Belle, merveilleuse sapience endormie, dans l��crin capiteux des vanit�s exquises, je te regarde, seule, innocente et sublime, nue sur les grands draps rouges pliss�s et vagabonds, t�moins secrets de nos nuits endiabl�es.
Tes longs cheveux �pars qui semblent attiser les vagues des brumes charnelles de tes mille d�lices, et qui se perdent au del� de tes hanches, et ton corps flamboie sous les caresses des rayons de lune, que filtrent encore un peu, les persiennes maladroites.
Jeux d�ombres et de lumi�re, sur ta peau douce et bronz�e, magnifique dualit� de ce qui est et ce que je devine, dans les limbes odorantes des fragrances de jasmin.
Courbes parfaites, qui dessinent l�inavouable, et se perdent parfois dans les contreforts charnus de ta plastique sublime, et mon doigt tremblant qui suit doucement les sentiers extatiques de tes chairs secr�tes.
Doucement tu ouvres les yeux, et ton sourire radieux, illumine la chambre, au loin le ressac furieux annonce d�j� la torride corrida, de cette nuit magique, dans cette Camargue de r�ve, corps alanguis et perdus, �perdus d�amour, � la crois�e des terres, du ciel et de la mer.
J�entends les chevaux libres qui hennissent � la lune, par del� les landes enchev�tr�es, ils font la cour aux dames licornes, on dit qu�elles apparaissent parfois, les soirs d��t� et d�orage.
Le tonnerre gronde et claque au dessus de notre toit de chaume, nos l�vres ne font qu�une, berc�es par l�imp�tuosit� de ce d�sir fou, ivre lui aussi de cette ultime libert�, et nos corps s�enlacent, se fondent et se noient, dans l�ivresse absolue des lointaines bor�ales, miel d�absinthe o� tu m�aides � sombrer, par del� les forges hurlantes du grand Thor. Mes yeux hagards se perdent dans les ondes vertes de tes prunelles, sucre hal� de B�ton Rouge, je chavire � mon tour, captiv�e et conquise, et nous voguons au del� des murailles de l��ternel retour, plong�es toutes deux dans les affres immenses de cet �clatant plaisir.
Je m�abandonne, terrass�e par tes baisers pr�cis, et mon corps arqu� comme une grand voile, casse ses derni�res amarres. Le vent d�cha�n� de cette secr�te passion, se d�ploie tout entier, heureux de venger sa trop longue captivit�, il hurle � la lune conquise, � l�unisson des �clairs qui assourdissent les cieux complices, osmose parfaite avec ce feu d�artifice, et je me projette en avant, terrass�e de bien �tre.
An�antie je te regarde, tu es belle, unique, pr�cieuse comme une jade br�lante, mes doigts maladroits te caressent, te cherchent, essayant de trouver les secr�tes arcanes que tu viens de m�offrir. Mancies expertes des flammes troubl�es, peu � peu tu te cambres, et tes yeux r�vuls�s m�offrent des torrents de bonheur, tu es conquise � ton tour, sous cette lune �trange qui entoure nos secr�tes amours.
Tu m�embrasses doucement, en me murmurant quelques douces m�lop�es, et nous nous endormons l�une contre l�autre, dans la moiteur exquise de cette nuit herm�tique.
Retrouverai je un jour les cl�s, de ces sublimes sensations ?
A l�aube tu m�as quitt�e, dans un rire mutin et iod�, et ton souvenir vient parfois me hanter, sous cette lune de connivence. Tes longs cheveux soyeux et tes yeux de lagons, et cet ultime baiser que tu as pos� sur mes larmes am�res, dans le matin radieux. Tu m�as offert de tutoyer les �toiles, belle Aster, parsemant � jamais mes souvenirs s�pia de cette poudre de regrets, dont toi seule as gard� le secret !
Mille mercis
Mille bises
Ga�lle
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Un sourire ne co�te rien, mais il donne tellement ... |
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