Rigoberta Menchú Tum
Rigoberta Menchú Tum est née à Chimel au Guatemala le 9 janvier 1959, elle est membre de l’ethnie maya des Quichés.
Le premier de ses objectifs : faire connaître le sort des Indiens mayas de son pays et plus généralement celui des Indigènes, et faire sortir des livres d’histoire la culture maya car tout un peuple en maintient les traditions toujours vivantes.
Rigoberta Menchú raconte qu’elle a commencé à travailler dans les fincas (vastes domaines agricoles) dès l’âge de cinq ans. Des familles entières étaient convoyées en camion depuis les montagnes vers les plaines côtières. Ce travail provoqua la mort de son petit frère et d’un de ses amis.
Adolescente, elle est domestique dans une riche famille où elle subit un virulent racisme.
“J’étais moins que l’animal qui vivait dans la maison”
Ce dédain, ces injustices, cette pauvreté font d’elle une militante des droits des femmes dans un premier temps et ensuite, à vingt ans, de la cause des paysans.
*En 1979 elle entre dans l’organisation que fonda son père : le CUP (Comité d’Unité paysanne).
*En 1980, le 31 janvier, son père et une vingtaine de paysans meurent brûlés dans l’incendie de l’ambassade d’Espagne provoqué par les forces de l’ordre. Un de ses frères, puis sa mère meurent, victimes de la répression. Recherchée, elle-même devra à plusieurs reprise s’exiler dans les pays voisins.
*En 1981 la violence la force à l’exil.
*En 1988, à son retour au Guatémala, elle est emprisonnée avant d’être libérée à la suite de manifestations de soutien.
*En 1991, elle participa à la préparation par les Nations unies d’une déclaration des droits des peuples autochtones
*En 1992 elle reçoit le prix Nobel de la paix « en reconnaissance de son travail pour la justice sociale et la réconciliation ethno-culturelle basées sur le respect pour les droits des peuples autochtones ».
*En 1993, elle est nommée ambassadrice de bonne volonté auprès de l’ONU où elle collabora à la Commission des droits de l’homme jusqu’en 1995.
*En 1996 elle est nommée ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco. Depuis cette nomination, Rigoberta Menchú Tum travaille en étroite collaboration avec l’UNESCO à la promotion de la culture de la paix et à la préservation des cultures indigènes.
Rigoberta Menchú est membre honoraire du Club de Rome, groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 53 pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu’en développement.
Elle est aussi membre de la fondation PeaceJam, PeaceJam a été lancé en février 1996 par les cofondateurs Dawn Engle et Ivan Suvanjieff pour apporter aux lauréats du prix Nobel de la paix un moyen programmatique pour un travail d’équipe en vue d’enseigner l’art de la paix aux jeunes
Son prix Nobel lui permet de créer sa fondation – reconnue par l’ONU comme institution consultative depuis 2003 – et de déployer son activité vers de nouvelles luttes, celles pour l’éducation et pour un développement économique respectueux de la nature.
Cet article a été lu 148 fois par 46 lecteurs
L’invitation
Je ne veux pas savoir ce que tu fais pour gagner ta vie. Je veux savoir ce qui te passionne et si tu as le courage de réaliser tes rêves.
Je ne veux pas savoir quel âge tu as. Je veux savoir si tu peux tout risquer pour l’amour, pour tes rêves, pour l’aventure de la vie.
Je ne veux pas savoir sous quel signe tu es né. Je veux savoir si les épreuves de la vie ont ouvert ton coeur, ou si, au contraire, elles l’ont fermé à jamais.
Je ne veux pas savoir si tu dis la vérité ou non. Je veux savoir si tu peux supporter le poids d’une accusation et ne pas trahir ton âme, si tu es fidèle et si je peux ainsi mettre ma confiance en toi.
Je ne veux pas savoir où tu habites ni combien d’argent tu gagnes. Je veux savoir si tu peux te relever après avoir connu le désespoir, courbaturé et meurtri jusqu’aux os, et si tu peux ensuite aider tes enfants.
Je ne veux pas savoir qui tu es ni d’où tu viens. Je veux savoir si tu peux te tenir au milieu du feu avec moi, sans reculer.
Je ne veux pas connaître l’objet de tes études. Je veux savoir ce qui t’a permis de continuer quand tout allait mal. Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même, et si tu apprécies ta compagnie dans les moments de solitude.
Oriah Mountain Dreamer
NB: Oriah Montain Dreamer est une amérindienne canadienne, née dans une petite communauté du nord de l’Ontario, et vivant à Toronto, elle donne des conférences et anime des ateliers aux États-Unis et au Canada.
Cet article a été lu 459 fois par 98 lecteurs







