Retraites… et reflexions | La sagesse sur Terre

Retraites… et reflexions

Les derniers évènements m’ont amenée à faire quelques constatations (ou à y resonger à tout le moins), d’une part la fragilité de notre société, de notre économie, à la merci d’un robinet que l’on ferme, d’un approvisionnement qui ne se fait plus. Et je ne parle pas ici du pétrole uniquement, cela se vérifie tout autant au niveau alimentaire par exemple, la plus part des grandes villes ont une autonomie alimentaire d’une dizaine de jours seulement.
Pour quelqu’un vivant dans un appartement en ville (exemple extrême) comment se déplacer, se nourrir, se chauffer, s’éclairer, cuisiner, si les fournitures nécessaires ne sont pas assurées? Si cette éventualité est peu probable, il n’en reste pas moins qu’il faudrait peu de choses pour qu’elle se produise, juste un « robinet » qui se ferme.
Notre société, notre économie, sont des géants, mais des géants aux pieds d’argile.

L’autre réflexion me vient au sujet de la retraite, ou plutôt du travail. Que le travail soit la condition sine qua non pour avoir un toit, de quoi se vêtir, se nourrir, bref d’assurer ses besoins essentiels, c’est un fait indiscutable…. mais, justement, au de-là de ces « besoins essentiels »?
Ces derniers temps on a souvent lu, entendu: « avoir le temps de profiter de la vie après des années de travail », « avoir le temps de vivre et ne pas mourir au travail » etc…. Donc pour beaucoup, visiblement, travailler ce n’est pas « vivre », c’est en quelque sorte un sacrifice de sa vie fait à la maison à payer, aux traites de la voiture à régler, aux études des enfants à assurer…. etc. Encore une foi, qu’il y ait en ce domaine des choses indispensables et incontournables, cela ne se discute pas, mais…. le sont-elles vraiment toutes, indispensables, ces choses pour lesquelles nous nous empêchons de « vivre », avons-nous bien pesé le pour et le contre, envisagé tous les tenants et aboutissants, avant de décider d’en assumer la charge, et l’avons nous fait pour les bonnes raisons, pour notre bien à nous, celui de nos proches, et non par rapport aux autres?

Même si notre époque fait que l’on prenne le travail que l’on trouve plutôt que celui que l’on voudrait, est-il bien raisonnable de se rendre dépendant de ce travail pour de mauvaises raisons qui, s’accumulant, font qu’on s’y retrouve enchainé à ce travail, car le perdre, ou seulement perdre un peu du revenu qu’il nous procure, risquerait de nous faire perdre également tout ce pourquoi nous nous sommes enchainé à lui.

…. et la peur de perdre…. autre chaine tiens!…. mais aussi autre sujet.

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