Sagesse Primordiale- Spiritualité et philosophie ancestrales- - Philosophie Première 

Spiritualité, philosophie : Sagesse Primordiale
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LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS
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Francis WATHELET
Pionnier de Sagesse Primordiale


Inscrit le: 19 Mar 2005
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MessagePosté le: 26 Mar 2005 18:51    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

lE POETE A TOUJOURS RAISON
QUI VOIT PLUS LOIN QUE L'HORIZON

un des plus textes de RIMBAUD plein de tendresse de réalité qui rend hommage aux gentils.

LES ETRENNES DES ORPHELINS

lLa chambre est pleine d'ombre; on entend vaguement
de deux enfants le triste et doux chuchotement
leur front se penche, encore alourdi par le rève,
sous le long rideau blanc qui tremble et se soulève...
au dehors, les oiseaux se rapprochent frileux;
leur aile s'engourdit sous le ton gris des cieux
et la nouvelle année, à la suite brumeuse,
laissant traîner les plis de sa robe neigeuse
sourit avec des pleurs et chante en grellotant...

-------------------
Or les petits enfants, sous le rideau flottant,
Parlent bas comme on fait dans une nuit obscure
Ils écoutent, pensifs, comme un lointain murmure...
Ils tressaillent souvent à la claire voix d'or
Du timbre matinal, qui frappe et frappe encor
Son refrain métallique en son globe de verre....
Puis la chambre est glacée; on voit traîner à terre,
Epars autour des lits, des vêtements de deuil;
L'âpre bise d'hiver, qui se lamente au seuil
Souffle dans le logis son haleine morose!
ON SENT DANS TOUT CELA QU'IL MANQUE QUELQUE CHOSE....
Il n'est donc point de mère à ces petits enfants,
De mère au frais sourire, aux regards triomphants?
Elle a donc oublié, le soir, seule et penchée,
D'exiter une flamme à la cendre arrachée,
D'ammonceler sur eux la laine et l'édredon
Avant de les quitter, en leur criant : PARDON
Elle n'a point prévu la froideur matinale,
Ni bien fermé le seuil à la bise hivernale?....
-----------------------
LE REVE MATERNEL C'EST LE TIEDE TAPIS ,
C'EST LE LIT COTONNEUX OU LES ENFANTS TAPIS,
COMME DE BEAUX OISEAUX QUE BALANCENT LES BRANCHES,
DORMENT LEUR DOUX SOMMEIL PLEIN DE VISION BLANCHES!....
---------------------------
Et là, c'est comme un nid sans plumes, sans chaleur,
Ou les petits on froid , ne dorment pas, on peur;
Un nid que doit avoir glacé la bise amère.....
---------------------------
VOTRE COEUR L'A COMPRIS:C'EST ENFANTS SONT SANS MERE.
PLUS DE MERE AU LOGIS...ET LE PERE EST BIEN LOIN!....
Une vieille servante, alors en a pris soin,
Les petits sont tous seuls en la maison glacée,
Orphelins de quatre ans, voilà qu'en leur pensée
S'éveille, par degrés, un souvenir riant....
C'est comme un chapelet qu'on égraine en priant:
-----------------------
A QUEL BEAU MATIN QUE CE MATIN DES ETRENNES!
CHACUN PENDANT LA NUIT AVAIT REVE DES SIENNES
DANS QUELQUES SONGES ETRANGES OU L'ON VOYAIT JOUJOUX
TOURBILLONNER, DANSER UNE DANSE SONORE
PUIS FUIR SOUS LES RIDEAUX, PUIS REPARAITRE ENCORE!
ON S'EVEILLAIT MATIN,ON SE LEVAIT JOYEUX
LA LEVRE AFFRIANDEE EN SE FROTTANT LES YEUX.....
----------------------
ON ALLAIT?les cheveux emmeles sur la tete
les yeux tout rayonnants comme aux grands jours de fête,
et les petits pieds nus effleurant le plancher,
aux portes des parents tout doucement toucher.....
ON ENTRAIT.... PUIS,ALORS LES SOUHAITS...... EN CHEMISE
LES BAISERS REPETES ET LA GAITE PERMISE!
A c'était si charmant, ces mots dit tant de fois!
-------------------------------
MAIS COMME IL EST CHANGE LE LOGIS D'AUTREFOIS
Un grand feu pétillait, clair dans la cheminée,
Toute la vieille chambre était illuminée;
Et les reflets vermeils, sortis du grand foyer
Sur les meubles vernis aimaient à tournoyer
L'armoire était sans clef!...sans clef la grande armoire!
On regardait souvent sa porte brune et noire...
Sans clefs!.... c'était étrange!... on révait bien des fois
Aux mystères dormant entre ses flancs de bois,
Et l'on croyait ouïr, au fond de la serrure.....
Béante, un bruit lointain, vague et joyeux murmure...
-----------------------
La chambre des parents est bien vide aujourd'hui:
Aucun reflet vermeil sous la porte n'a luit;
Il n'est points de parents, de foyer,de clefs prises:
OH QUE LE JOUR DE L'AN SERA TRISTE POUR EUX!

Et tout pensifs, tandis que de leurs grands yeux bleus
Silencieusement tombe une larme amère,
Ils murmurent - QUAND DONC REVIENDRA NOTRE MERE?-
----------------------------
Maintenant, les petits sommeillent, tristement
Vous diriez à les voir, qu'ils pleurent en dormant
Tant leurs yeux sont gonflés et leur souffle pénible!
LES TOUS PETITS ENFANTS ONT LE COEUR SI SENSIBLE !
-------------------------------

Mais l'ange des berceaux vient essuer leurs yeux
Et dans ce lourd sommeil met un rêve joyeux,
un rève si joyeux que leur lèvre mi-close
Souriante, parait murmurer quelque chose.....
Ils révent que penchés sur leur petit bras rond,
Doux geste du réveil ils avancent le front
Et leur vague regard tout autour d'eux se pose....
Ils se croient endormis dans un paradis rose....
Au foyer plein d'éclairs chantent gaîement le feu....
Par la fenètre , on voit là-bas un beau ciel bleu;
La nature s'éveille et de rayons s'enivre....
La terre, demi nue, heureuse de revivre,
A des frissons de joie aux baisers du soleil....
Et, dans le vieux logis, tout est tiède et vermeil:
Les sombres vêtements ne jonchent plus la terre,
La bise sous le seuil a fini par se taire...
On dirait qu'une fée a passé dans cela!...
Les enfants , tout joyeux, ont jeté deux cris... là,
Près du lit maternel, sous un beau rayon rose,
Là, sur le grand tapis , resplendit, quelque chose...
Ce sont des médaillons argentés, noirs et blancs,
DE la nacre et du jais aux reflets scintillants;
Des petits cadres noirs, des couronnes de verre,
Ayant trois mots gravés en or - A NOTRE MERE ! .

================================================

La beauté de ce texte , le sentiment qu'il transpire, passant du plus bas vers le haut peut vouloir dire que toutes celles et tous ceux qui nous ont été chéris durant le vivant continue à l'être pour les gentils. Peut-être je me trompe, mais il est important pour moi C'EST QUE J'Y CROIS ;

Francis Wathelet
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Kan Rit Ar Norbert
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MessagePosté le: 26 Mar 2005 21:23    Sujet du message: Répondre en citant

Non, tu ne te trompes pas Francis.
La mémoire est l'essentiel de notre passé qui dans le présent nous emmène vers notre futur.....
rimbaud est un magicien des mots et des atmosphères; pareil à ses déchirures il sait en tirer la beauté ........
Voilà là tout l'Art du poète........
Merci et encore bienvenue parmi nous
_________________
L'AMOUR rétablit notre UNITE PRIMITIVE....
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Je ne connais qu'un seul devoir, c'est celui d'aimer......
A. Camus
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Francis WATHELET
Pionnier de Sagesse Primordiale


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MessagePosté le: 27 Mar 2005 00:05    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

Parmis tant de texte je me permets de vous adresser un autre d'un autre style mais ô combien significatif de notre monde, il s'agit d'un texte de BRASSENS.


MOURIR POUR DES IDEES

Mourir pour des idées l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
en hurlant à la mort me sont tombés dessus.
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente,
abjurant ses erreurs se rallie à leur foi
avec un soupcon de réserve toutefois:
Mourons pour des idées d'accord mais de mort lente
d'accord mais de mort lente

Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure,
allons vers l'autre monde en flanant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain.
Or, s'il est une chose, amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu, c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourons pour des idées d'accord, mais de mort lente
D'accord mais de mort lente

Les saint Jean Bouche d'or qui prêchent le martyre,
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire,
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté
Mourons pour des idées d'accord mais de mort lente
D'accord mais de mort lente.

DEs idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles?
Et comme toutes sont entre elles ressemblentes
Quand il l'est voit venir avec leur gros drapeau,
Le sage , en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourons pour des idées d'accord, mais de mort lente
D'accord mais de mort lente.

Encore s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'"enfin tout s'arrengeât!
Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes,
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez,
Et c'est la mort, toujours recommencé....
Mourons pour des idées d'accord, mais de mort lente
D'accord mais de mort lente.

O vous les boutefeux, ô vous les bons apôtres,
Mourez donc les premiers nous vous cédont le pas
Mais de grâce morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est de grâce, à peu près leur seul luxe ici-bas
Car, enfin, la Camarade est assez vigilante,
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danses macabres autour des échafeauds!
Mourrons pour des idées , d'accord mais de mort lente,
D'accord mais de mort lente.

================================================
L'envie de mettre le texte de cette chanson ( poème d'époque) de l'ami Georges
m'est venue après plusieurs lectures de l'édito parlant des gentils et je pense que ce texte rejoint la pensée profonde que cet écrit m'a inspiré et surtout confirmé dans mes pensées.

Francis Wathelet
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Karl
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Messages: 180
Localisation: Québec

MessagePosté le: 27 Mar 2005 01:57    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
laissez vivre les autres!
La vie est de grâce, à peu près leur seul luxe ici-bas


très touchant :']

Tout ce texte est magnifique, ma foi je suis bouche bée.
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La patience est la plus grande des prières. (Bouddha)
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duc
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Messages: 1228

MessagePosté le: 27 Mar 2005 10:47    Sujet du message: Répondre en citant

Ah! Francis !!

Si tu me prends par mon nounours préféré ... Brassens!
Alors je concorde que la poesie.. est bien autre chose
que des simples bluettes!!
Quand elle sent le soufre, elle devient porteuse d'espoir!!
Merci! Wink
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Francis WATHELET
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 20:17    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

Merci pour vos réponses, voici avant que ne viennent d'autres textes quelques pensées.

1) LA FLATTERIE EST UNE FAUSSE MONNAIE QUI N'A DE COURS QUE PAR
NOTRE VANITE;

FRANCOIS DE LA ROCHEFOUCAULD
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

2) UN SOURIRE NE COUTE RIEN,MAIS IL RAPPORTE BEAUCOUP ; IL
ENRICHIT CELUI QUI LE RECOIT SANS APPAUVRIR CELUI QUI LE
DONNE.

FRANCK IRVING FLETCHER
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

3) UNE ACTION HUMAINE N'EST JAMAIS GRATUITE ET QUAND ON CROIT
CONNAITRE LES MECANISMES FONDAMENTAUX DES COMPORTEMENTS
HUMAINS, ON PEUT TOUJOURS DECELER UN EGOISME BIOLOGIQUE
ET TRIVIAL DANS TOUTE ACTION EN APPARENCE DESINTERESSEE.

HENRY LABORIT

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
4) IL FAUT AGIR EN HOMME DE PENSEE ET PENSER EN HOMME
D'ACTION.

HENRY BERGSON

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


A très bientôt pour un autre grand texte de la poésie............

Francis Wathelet
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Philippe
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Messages: 3294
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 20:49    Sujet du message: Répondre en citant

Francis, on est avide de tes pensées aussi... Razz
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Pour les nouveaux membres ! Avant de poster Lire le règlement du Forum

Ami(e)s, vous êtes les bienvenu(e)s ici Smile
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Kan Rit Ar Norbert
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Messages: 2872
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 20:53    Sujet du message: Répondre en citant

Confused
Hummmmm!
Citation:
3) UNE ACTION HUMAINE N'EST JAMAIS GRATUITE ET QUAND ON CROIT
CONNAITRE LES MECANISMES FONDAMENTAUX DES COMPORTEMENTS
HUMAINS, ON PEUT TOUJOURS DECELER UN EGOISME BIOLOGIQUE
ET TRIVIAL DANS TOUTE ACTION EN APPARENCE DESINTERESSEE.


un peu simpliste et méprisant ...
non pas que je considère Mr Laborit comme un pédant, mais en l'occurence nos réflexions ne sont jamais que nos propres........réflections!?.....
N'est-ce pas?
En clair n'attribuons pas aux autres nos propres "défauts" égoïques.
Wink
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Francis WATHELET
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 22:45    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

Voilà pourquoi j'aime ce forum, ta réflexion m'a ouvert les yeux sur une citation que je croyais valable, mais ta réponse me fait comprendre qu'une double réflexion est utile quand on croit tenir une citation. Merci pour cette remarque, c'est vrai que cela est un peu méprisant. Pas totalement dénué de motifs de réflexion .... la preuve.

MErci pour l'intérêt honnête et intelectuel que tu portes à ce que j'écrits.

LE BLE ET LA RECONNAISSANCE NE POUSSENT QU'EN BONNE TERRE

PROVERBE ALLEMAND
CE SITE EST TRES BONNE TERRE.

FRANCIS WATHELET
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Francis WATHELET
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 23:41    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

ci-joint un texte de Jacques Prevert

Le chat et l'oiseau

Un village écoute désolé
Le chant d'un oiseau blessé
C'est le seul oiseau du village
Et c'est le seul chat du village
Qui l'a à moitié dévoré
Et l'oiseau cesse de chanter
Le chat cesse de ronronner
Et de se lécher le museau
Et le village fait à l'oiseau
De merveilleuses funérailles
Et le chat qui est invité
Marche derrière le petit cercueil de paille
Où l'oiseau mort est allongé
Porté par une petite fille
Qui n'arrête pas de pleurer
«Si j'avais su que cela te fasse tant de peine,
Lui dit le chat,
Je l'aurais mangé tout entier
Et puis j'aurais raconté
Que je l'avais vu s'envoler
S'envoler jusqu'au bout du monde
Là-bas où c'est tellement loin
Que jamais on n'en revient
Tu aurais eu moins de chagrin
Simplement de la tristesse et des regrets.»

Il ne faut jamais faire les choses à moitié.

Pour suivre Arthur RIMBAUD vous l'aurez devinez que j'ai une tendre pasion pour ses textes, en voici un que j'aime plus que d'autres.

Le châtiment de Tartufe

Tisonnant, tisonnant son coeur amoureux sous
Sa chaste robe noire, heureux, la main gantée,
Un jour qu'il s'en allait, effroyablement doux,
Jaune, bavant la foi de sa bouche édentée,

Un jour qu'il s'en allait, " Oremus ", - un Méchant
Le prit rudement par son oreille benoîte
Et lui jeta des mots affreux, en arrachant
Sa chaste robe noire autour de sa peau moite !

Châtiment !... Ses habits étaient déboutonnés,
Et le long chapelet des péchés pardonnés
S'égrenant dans son coeur, Saint Tartufe était pâle !...

Donc, il se confessait, priait, avec un râle !
L'homme se contenta d'emporter ses rabats...
- Peuh ! Tartufe était nu du haut jusques en bas !

Peut-on dire que TARTUFFE est un gentil?...... booff....

Amitiés à vous tous et merci pour le bonheur de vous m'apportez à retrouver le plaisir de communiquer. Ce n'est pas pour me plaindre mais je suis un internaute depuis près de 10 ans et durant ces trois dernières années (pour des raisons de santé) j'ai du tout stopper. Et pour mon retour je tombe sur votre groupe portant le titre de l'élément qui m'a aidé durant ces années que je ne souhaite à personne, car sans la SAGESSE PRIMORDIALE il est impossible remonter une pente.
Encore merci et je ne suis pas pret de vous lacher.

Amitié et Tendresse

Francis Wathelet
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Rainbow
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MessagePosté le: 28 Mar 2005 00:12    Sujet du message: Répondre en citant

la poésie est pour moi un moyen de mettre mes sentiments ou mon ressenti par écrit...
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Francis WATHELET
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MessagePosté le: 28 Mar 2005 20:20    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

Voici plusieurs pensées et j'ai une grande envie de connaître vos avis à leurs sujets.

1) Imposer sa volonté aux autres est force.
Se l'imposer à soi même est force supérieure.

Lao-tseu 570 avant J.C.

==========================

2) Quoi que tu rèves d'entreprendre, commence le . L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie.

von GOETHE 1832

============================

3) Il n'y a pas de plaisir comparable à celui de rencontrer un viel ami,
exepté peut-être celui d'en faire un nouveau .

Rudyard KIPLING 1936

=============================

4) Les idées audacieuses sont comme des pièces que l'on déplace sur
un échiquier: on risque de les perdre mais elles peuvent aussi être
l'amorce d'une stratégie gagnante.

Von GOETHE 1832

==============================

5) Le monde est dangereux à vivre!
Non pas tant à ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.

Parole d'Albert EINSTEIN reprise par J.M. JANSSEN
suite aux petites victimes de Dutroux, Julie , Mélissa , Aan
et Eefje. Texte figurant sur de nombreuses plaques souvenirs.

================================

Voilà pour maintenant d'autres vont suivre.

Amitié Francis Wathelet
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Francis WATHELET
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MessagePosté le: 29 Mar 2005 01:08    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

encore un RIMBAUD qui me fascine et vous qu'en pensez-vous?

SOLEIL ET CHAIR
I
Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !
7
Et tout croît, et tout monte !
- O Vénus, ô déesse !
Je regrette les temps de l'antique jeunesse,
Des satyres lascifs, des faunes animaux,
Dieux qui mordaient d'amour l'écorce des rameaux
Et dans les nénuphars baisaient la Nymphe blonde !
Je regrette les temps où la sève du monde,
L'eau du fleuve, le sang rose des arbres verts
Dans les veines de Pan mettaient un univers !
Où le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chèvre;
Où, baisant mollement le clair syrinx, sa lèvre
Modulait sous le ciel le grand hymne d'amour;
Où, debout sur la plaine, il entendait autour
Répondre à son appel la Nature vivante ;
Où les arbres muets, berçant l'oiseau qui chante,
La terre, berçant l'homme, et tout l'Océan bleu
Et tous les animaux, aimaient, aimaient en Dieu !
Je regrette les temps de la grande Cybèle
Qu'on disait parcourir, gigantesquement belle,
Sur un grand char d'airain, les splendides cités;
Son double sein versait dans les immensités
Le pur ruissellement de la vie infinie,
L'Homme suçait, heureux, sa mamelle bénie,
Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux.
- Parce qu'il était fort, l'Homme était chaste et doux.
8
Misère ! Maintenant il dit : je sais les choses,
Et va, les yeux fermés et les oreilles closes.
Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l'Homme est Roi,
L'Homme est Dieu ! Mais l'Amour, voilà la grande Foi !
Oh, si l'homme puisait encore à ta mamelle,
Grande mère des dieux et des hommes, Cybèle;
S'il n'avait pas laissé l'immortelle Astarté
Qui jadis, émergeant dans l'immense clarté
Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,
Montra son nombril rose où vint neiger l'écume,
Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs,
Le rossignol aux bois et l'amour dans les coeurs !
II
Je crois en toi ! je crois en toi ! Divine mère,
Aphrodité marine ! - Oh ! la route est amère,
Depuis que l'autre dieu nous attelle à sa croix;
Chair, marbre, fleur, Vénus, c'est en toi que je crois !
- Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste.
Il a des vêtements, parce qu'il n'est plus chaste,
Parce qu'il a sali son fier buste de dieu,
Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu,
Son corps olympien aux servitudes sales !
Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles
Il veut vivre, insultant la première beauté !
- Et l'idole où tu mis tant de virginité,
Où tu divinisas notre argile, la Femme,
Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme
Et monter lentement, dans un immense amour,
De la prison terrestre à la beauté du jour,
9
La Femme ne sait plus même être Courtisane !
- C'est une bonne farce ! Et le monde ricane
Au nom doux et sacré de la grande Vénus !
III
Si les temps revenaient, les temps qui sont venus !
- Car l'Homme a fini, l'Homme a joué tous les rôles !
Au grand jour, fatigué de briser des idoles,
Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux,
Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux !
L'idéal, la pensée invincible, éternelle,
Tout le dieu qui vit, sous son argile charnelle,
Montera, montera, brûlera sous son front !
Et quand tu le verras sonder tout l'horizon,
Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte,
Tu viendras lui donner la rédemption sainte !
Splendide, radieuse, au sein des grandes mers
Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers
L'Amour infini dans un infini sourire !
Le Monde vibrera comme une immense lyre
Dans le frémissement d'un immense baiser !
Le Monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser.
...........................................................
10
O ! L'Homme a relevé sa tête libre et fière !
Et le rayon soudain de la beauté première
Fait palpiter le dieu dans l'autel de la chair !
Heureux du bien présent, pâle du mal souffert,
L'Homme veut tout sonder, - et savoir ! La Pensée,
La cavale longtemps, si longtemps oppressée
S'élance de son front ! Elle saura Pourquoi !...
Qu'elle bondisse libre, et l'Homme aura la Foi !
- Pourquoi l'azur muet et l'espace insondable ?
Pourquoi les astres d'or fourmillant comme un sable ?
Si l'on montait toujours, que verrait-on là-haut ?
Un Pasteur mène-t-il cet immense troupeau
De mondes cheminant dans l'horreur de l'espace ?
Et tous ces mondes-là, que l'éther vaste embrasse,
Vibrent-ils aux accents d'une éternelle voix ?
- Et l'Homme, peut-il voir ? peut-il dire : Je crois ?
La voix de la pensée est-elle plus qu'un rêve ?
Si l'homme naît si tôt, si la vie est si brève,
D'où vient-il ? Sombre-t-il dans l'Océan profond
Des Germes, des Foetus, des Embryons, au fond
De l'immense Creuset d'où la Mère-Nature
Le ressuscitera, vivante créature,
Pour aimer dans la rose, et croître dans les blés ?...
Nous ne pouvons savoir ! - Nous sommes accablés
D'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères !
Singes d'hommes tombés de la vulve des mères,
Notre pâle raison nous cache l'infini !
Nous voulons regarder : - le Doute nous punit !
Le doute, morne oiseau, nous frappe de son aile...
- Et l'horizon s'enfuit d'une fuite éternelle !..
11
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..
Le grand ciel est ouvert ! les mystères sont morts
Devant l'Homme, debout, qui croise ses bras forts
Dans l'immense splendeur de la riche nature !
Il chante... et le bois chante, et le fleuve murmure
Un chant plein de bonheur qui monte vers le jour ! ...
- C'est la Rédemption ! c'est l'amour ! c'est l'amour !...
. . . . . . . . . . . . . . . . . .
IV
O ! splendeur de la chair ! ô splendeur idéale !
0 renouveau d'amour, aurore triomphale
Où, courbant à leurs pieds les Dieux et les Héros,
Kallypige la blanche et le petit Éros
Effleureront, couverts de la neige des roses,
Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses !
- Ô grande Ariadné, qui jettes tes sanglots
Sur la rive, en voyant fuir là-bas sur les flots,
Blanche sous le soleil, la voile de Thésée,
0 douce vierge enfant qu'une nuit a brisée,
Tais-toi ! Sur son char d'or bordé de noirs raisins,
Lysios, promené dans les champs Phrygiens
Par les tigres lascifs et les panthères rousses,
Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses.
- Zeus, taureau, sur son cou berce comme une enfant
Le corps nu d'Europé, qui jette son bras blanc
Au cou nerveux du dieu frissonnant dans la vague.
Il tourne lentement vers elle son oeil vague ;
Elle, laisse traîner sa pâle joue en fleur
12
Au front de Zeus; ses yeux sont fermés; elle meurt
Dans un divin baiser, et le flot qui murmure
De son écume d'or fleurit sa chevelure.
- Entre le laurier rose et le lotus jaseur,
Glisse amoureusement le grand Cygne rêveur,
Embrassant la Léda des blancheurs de son aile;
Et, tandis que Cypris passe, étrangement belle,
Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins,
Étale fièrement l'or de ses larges seins
Et son ventre neigeux brodé de mousse noire,
- Héraclès le Dompteur, qui, comme d'une gloire,
Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion,
S'avance, front terrible et doux, à l'horizon.
Par la lune d'été vaguement éclairée,
Debout, nue, et rêvant dans sa pâleur dorée
Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus,
La Dryade regarde au ciel silencieux...
Dans la clairière sombre, où la mousse s'étoile,
- La blanche Séléné laisse flotter son voile,
Craintive, sur les pieds du bel Endymion,
Et lui jette un baiser dans un pâle rayon...
La Source pleure au loin dans une longue extase...
C'est la Nymphe qui rêve, un coude sur son vase,
Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé.
- Une brise d'amour dans la nuit a passé,
Et, dans les bois sacrés, dans l'horreur des grands arbres,
Majestueusement debout, les sombres Marbres,
Les dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid,
- Les dieux écoutent l'Homme et le Monde infini.

Amitié à toutes et à tous

Francis Wathelet
_________________
L'ESPRIT QUI GALOPE NE DOIT JAMAIS AFFOLER LA PENSEE QUI LE CHEVAUCHE.
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duc
Membre fidèle


Inscrit le: 01 Mar 2004
Messages: 1228

MessagePosté le: 29 Mar 2005 09:34    Sujet du message: Répondre en citant

Francis...le poète..!

Je concorde avec Tyr Ur... allez .. racontes nous une histoire
de ton cru!!

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Gil
Scaldesse initiée


Inscrit le: 24 Déc 2002
Messages: 1365
Localisation: ailleur !

MessagePosté le: 29 Mar 2005 09:53    Sujet du message: Répondre en citant

A tu des mots à toi avec tes rimes tes proses tes élans poétiques en forme de cri ou en forme de coeur maintenant que nous sommes passées dans le vestibules de tes coups de coeurs poétique invite nous dans ton antre ou tes mots deviennent poèmes ouvre nous une petite fenêtre de ton coeur

Gil.
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