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LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS
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Quel sentiment vous inspire la po�sie
Ecrivez les textes qui vous emportent
66%
 66%  [ 2 ]
trouver un refuge dans la po�sie
33%
 33%  [ 1 ]
Total des votes : 3

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Francis WATHELET
Pionnier de Sagesse Primordiale


Inscrit le: 19 Mar 2005
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MessagePost� le: 26 Mar 2005 18:51    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

lE POETE A TOUJOURS RAISON
QUI VOIT PLUS LOIN QUE L'HORIZON

un des plus textes de RIMBAUD plein de tendresse de r�alit� qui rend hommage aux gentils.

LES ETRENNES DES ORPHELINS

lLa chambre est pleine d'ombre; on entend vaguement
de deux enfants le triste et doux chuchotement
leur front se penche, encore alourdi par le r�ve,
sous le long rideau blanc qui tremble et se soul�ve...
au dehors, les oiseaux se rapprochent frileux;
leur aile s'engourdit sous le ton gris des cieux
et la nouvelle ann�e, � la suite brumeuse,
laissant tra�ner les plis de sa robe neigeuse
sourit avec des pleurs et chante en grellotant...

-------------------
Or les petits enfants, sous le rideau flottant,
Parlent bas comme on fait dans une nuit obscure
Ils �coutent, pensifs, comme un lointain murmure...
Ils tressaillent souvent � la claire voix d'or
Du timbre matinal, qui frappe et frappe encor
Son refrain m�tallique en son globe de verre....
Puis la chambre est glac�e; on voit tra�ner � terre,
Epars autour des lits, des v�tements de deuil;
L'�pre bise d'hiver, qui se lamente au seuil
Souffle dans le logis son haleine morose!
ON SENT DANS TOUT CELA QU'IL MANQUE QUELQUE CHOSE....
Il n'est donc point de m�re � ces petits enfants,
De m�re au frais sourire, aux regards triomphants?
Elle a donc oubli�, le soir, seule et pench�e,
D'exiter une flamme � la cendre arrach�e,
D'ammonceler sur eux la laine et l'�dredon
Avant de les quitter, en leur criant : PARDON
Elle n'a point pr�vu la froideur matinale,
Ni bien ferm� le seuil � la bise hivernale?....
-----------------------
LE REVE MATERNEL C'EST LE TIEDE TAPIS ,
C'EST LE LIT COTONNEUX OU LES ENFANTS TAPIS,
COMME DE BEAUX OISEAUX QUE BALANCENT LES BRANCHES,
DORMENT LEUR DOUX SOMMEIL PLEIN DE VISION BLANCHES!....
---------------------------
Et l�, c'est comme un nid sans plumes, sans chaleur,
Ou les petits on froid , ne dorment pas, on peur;
Un nid que doit avoir glac� la bise am�re.....
---------------------------
VOTRE COEUR L'A COMPRIS:C'EST ENFANTS SONT SANS MERE.
PLUS DE MERE AU LOGIS...ET LE PERE EST BIEN LOIN!....
Une vieille servante, alors en a pris soin,
Les petits sont tous seuls en la maison glac�e,
Orphelins de quatre ans, voil� qu'en leur pens�e
S'�veille, par degr�s, un souvenir riant....
C'est comme un chapelet qu'on �graine en priant:
-----------------------
A QUEL BEAU MATIN QUE CE MATIN DES ETRENNES!
CHACUN PENDANT LA NUIT AVAIT REVE DES SIENNES
DANS QUELQUES SONGES ETRANGES OU L'ON VOYAIT JOUJOUX
TOURBILLONNER, DANSER UNE DANSE SONORE
PUIS FUIR SOUS LES RIDEAUX, PUIS REPARAITRE ENCORE!
ON S'EVEILLAIT MATIN,ON SE LEVAIT JOYEUX
LA LEVRE AFFRIANDEE EN SE FROTTANT LES YEUX.....
----------------------
ON ALLAIT?les cheveux emmeles sur la tete
les yeux tout rayonnants comme aux grands jours de f�te,
et les petits pieds nus effleurant le plancher,
aux portes des parents tout doucement toucher.....
ON ENTRAIT.... PUIS,ALORS LES SOUHAITS...... EN CHEMISE
LES BAISERS REPETES ET LA GAITE PERMISE!
A c'�tait si charmant, ces mots dit tant de fois!
-------------------------------
MAIS COMME IL EST CHANGE LE LOGIS D'AUTREFOIS
Un grand feu p�tillait, clair dans la chemin�e,
Toute la vieille chambre �tait illumin�e;
Et les reflets vermeils, sortis du grand foyer
Sur les meubles vernis aimaient � tournoyer
L'armoire �tait sans clef!...sans clef la grande armoire!
On regardait souvent sa porte brune et noire...
Sans clefs!.... c'�tait �trange!... on r�vait bien des fois
Aux myst�res dormant entre ses flancs de bois,
Et l'on croyait ou�r, au fond de la serrure.....
B�ante, un bruit lointain, vague et joyeux murmure...
-----------------------
La chambre des parents est bien vide aujourd'hui:
Aucun reflet vermeil sous la porte n'a luit;
Il n'est points de parents, de foyer,de clefs prises:
OH QUE LE JOUR DE L'AN SERA TRISTE POUR EUX!

Et tout pensifs, tandis que de leurs grands yeux bleus
Silencieusement tombe une larme am�re,
Ils murmurent - QUAND DONC REVIENDRA NOTRE MERE?-
----------------------------
Maintenant, les petits sommeillent, tristement
Vous diriez � les voir, qu'ils pleurent en dormant
Tant leurs yeux sont gonfl�s et leur souffle p�nible!
LES TOUS PETITS ENFANTS ONT LE COEUR SI SENSIBLE !
-------------------------------

Mais l'ange des berceaux vient essuer leurs yeux
Et dans ce lourd sommeil met un r�ve joyeux,
un r�ve si joyeux que leur l�vre mi-close
Souriante, parait murmurer quelque chose.....
Ils r�vent que pench�s sur leur petit bras rond,
Doux geste du r�veil ils avancent le front
Et leur vague regard tout autour d'eux se pose....
Ils se croient endormis dans un paradis rose....
Au foyer plein d'�clairs chantent ga�ement le feu....
Par la fen�tre , on voit l�-bas un beau ciel bleu;
La nature s'�veille et de rayons s'enivre....
La terre, demi nue, heureuse de revivre,
A des frissons de joie aux baisers du soleil....
Et, dans le vieux logis, tout est ti�de et vermeil:
Les sombres v�tements ne jonchent plus la terre,
La bise sous le seuil a fini par se taire...
On dirait qu'une f�e a pass� dans cela!...
Les enfants , tout joyeux, ont jet� deux cris... l�,
Pr�s du lit maternel, sous un beau rayon rose,
L�, sur le grand tapis , resplendit, quelque chose...
Ce sont des m�daillons argent�s, noirs et blancs,
DE la nacre et du jais aux reflets scintillants;
Des petits cadres noirs, des couronnes de verre,
Ayant trois mots grav�s en or - A NOTRE MERE ! .

================================================

La beaut� de ce texte , le sentiment qu'il transpire, passant du plus bas vers le haut peut vouloir dire que toutes celles et tous ceux qui nous ont �t� ch�ris durant le vivant continue � l'�tre pour les gentils. Peut-�tre je me trompe, mais il est important pour moi C'EST QUE J'Y CROIS ;

Francis Wathelet
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Kan Rit Ar Norbert
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Messages: 2873
Localisation: MARSEILLE

MessagePost� le: 26 Mar 2005 21:23    Sujet du message: Répondre en citant

Non, tu ne te trompes pas Francis.
La m�moire est l'essentiel de notre pass� qui dans le pr�sent nous emm�ne vers notre futur.....
rimbaud est un magicien des mots et des atmosph�res; pareil � ses d�chirures il sait en tirer la beaut� ........
Voil� l� tout l'Art du po�te........
Merci et encore bienvenue parmi nous
_________________
L'AMOUR r�tablit notre UNITE PRIMITIVE....
PLATON(le Banquet)
Je ne connais qu'un seul devoir, c'est celui d'aimer......
A. Camus
Ne prenez pas la vie au s�rieux, vous n'en sortirez pas vivant...........
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Francis WATHELET
Pionnier de Sagesse Primordiale


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MessagePost� le: 27 Mar 2005 00:05    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

Parmis tant de texte je me permets de vous adresser un autre d'un autre style mais � combien significatif de notre monde, il s'agit d'un texte de BRASSENS.


MOURIR POUR DES IDEES

Mourir pour des id�es l'id�e est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
en hurlant � la mort me sont tomb�s dessus.
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente,
abjurant ses erreurs se rallie � leur foi
avec un soupcon de r�serve toutefois:
Mourons pour des id�es d'accord mais de mort lente
d'accord mais de mort lente

Jugeant qu'il n'y a pas p�ril en la demeure,
allons vers l'autre monde en flanant en chemin
Car, � forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des id�es n'ayant plus cours le lendemain.
Or, s'il est une chose, am�re, d�solante
En rendant l'�me � Dieu, c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est tromp� d'id�e
Mourons pour des id�es d'accord, mais de mort lente
D'accord mais de mort lente

Les saint Jean Bouche d'or qui pr�chent le martyre,
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici bas
Mourir pour des id�es, c'est le cas de le dire,
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans tous les camps on en voit qui supplantent
Bient�t Mathusalem dans la long�vit�
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en apart�
Mourons pour des id�es d'accord mais de mort lente
D'accord mais de mort lente.

DEs id�es r�clamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des s�quelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des id�es, c'est bien beau mais lesquelles?
Et comme toutes sont entre elles ressemblentes
Quand il l'est voit venir avec leur gros drapeau,
Le sage , en h�sitant, tourne autour du tombeau
Mourons pour des id�es d'accord, mais de mort lente
D'accord mais de mort lente.

Encore s'il suffisait de quelques h�catombes
Pour qu'enfin tout change�t, qu'"enfin tout s'arrenge�t!
Depuis tant de "grands soirs" que tant de t�tes tombent
Au paradis sur terre on y serait d�j�
Mais l'�ge d'or sans cesse est remis aux calendes,
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez,
Et c'est la mort, toujours recommenc�....
Mourons pour des id�es d'accord, mais de mort lente
D'accord mais de mort lente.

O vous les boutefeux, � vous les bons ap�tres,
Mourez donc les premiers nous vous c�dont le pas
Mais de gr�ce morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est de gr�ce, � peu pr�s leur seul luxe ici-bas
Car, enfin, la Camarade est assez vigilante,
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danses macabres autour des �chafeauds!
Mourrons pour des id�es , d'accord mais de mort lente,
D'accord mais de mort lente.

================================================
L'envie de mettre le texte de cette chanson ( po�me d'�poque) de l'ami Georges
m'est venue apr�s plusieurs lectures de l'�dito parlant des gentils et je pense que ce texte rejoint la pens�e profonde que cet �crit m'a inspir� et surtout confirm� dans mes pens�es.

Francis Wathelet
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Karl
Membre r�gulier


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Messages: 180
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MessagePost� le: 27 Mar 2005 01:57    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
laissez vivre les autres!
La vie est de gr�ce, � peu pr�s leur seul luxe ici-bas


tr�s touchant :']

Tout ce texte est magnifique, ma foi je suis bouche b�e.
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La patience est la plus grande des pri�res. (Bouddha)
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duc
Membre fid�le


Inscrit le: 01 Mar 2004
Messages: 1228

MessagePost� le: 27 Mar 2005 10:47    Sujet du message: Répondre en citant

Ah! Francis !!

Si tu me prends par mon nounours pr�f�r� ... Brassens!
Alors je concorde que la poesie.. est bien autre chose
que des simples bluettes!!
Quand elle sent le soufre, elle devient porteuse d'espoir!!
Merci! Wink
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Francis WATHELET
Pionnier de Sagesse Primordiale


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Messages: 20
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MessagePost� le: 27 Mar 2005 20:17    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

Merci pour vos r�ponses, voici avant que ne viennent d'autres textes quelques pens�es.

1) LA FLATTERIE EST UNE FAUSSE MONNAIE QUI N'A DE COURS QUE PAR
NOTRE VANITE;

FRANCOIS DE LA ROCHEFOUCAULD
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

2) UN SOURIRE NE COUTE RIEN,MAIS IL RAPPORTE BEAUCOUP ; IL
ENRICHIT CELUI QUI LE RECOIT SANS APPAUVRIR CELUI QUI LE
DONNE.

FRANCK IRVING FLETCHER
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

3) UNE ACTION HUMAINE N'EST JAMAIS GRATUITE ET QUAND ON CROIT
CONNAITRE LES MECANISMES FONDAMENTAUX DES COMPORTEMENTS
HUMAINS, ON PEUT TOUJOURS DECELER UN EGOISME BIOLOGIQUE
ET TRIVIAL DANS TOUTE ACTION EN APPARENCE DESINTERESSEE.

HENRY LABORIT

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
4) IL FAUT AGIR EN HOMME DE PENSEE ET PENSER EN HOMME
D'ACTION.

HENRY BERGSON

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


A tr�s bient�t pour un autre grand texte de la po�sie............

Francis Wathelet
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Philippe
Administrateur


Inscrit le: 24 D�c 2002
Messages: 3296
Localisation: Lyon, Capitale des Gaules

MessagePost� le: 27 Mar 2005 20:49    Sujet du message: Répondre en citant

Francis, on est avide de tes pens�es aussi... Razz
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Pour les nouveaux membres ! Avant de poster Lire le r�glement du Forum

Ami(e)s, vous �tes les bienvenu(e)s ici Smile
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Kan Rit Ar Norbert
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Messages: 2873
Localisation: MARSEILLE

MessagePost� le: 27 Mar 2005 20:53    Sujet du message: Répondre en citant

Confused
Hummmmm!
Citation:
3) UNE ACTION HUMAINE N'EST JAMAIS GRATUITE ET QUAND ON CROIT
CONNAITRE LES MECANISMES FONDAMENTAUX DES COMPORTEMENTS
HUMAINS, ON PEUT TOUJOURS DECELER UN EGOISME BIOLOGIQUE
ET TRIVIAL DANS TOUTE ACTION EN APPARENCE DESINTERESSEE.


un peu simpliste et m�prisant ...
non pas que je consid�re Mr Laborit comme un p�dant, mais en l'occurence nos r�flexions ne sont jamais que nos propres........r�flections!?.....
N'est-ce pas?
En clair n'attribuons pas aux autres nos propres "d�fauts" �go�ques.
Wink
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Francis WATHELET
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MessagePost� le: 27 Mar 2005 22:45    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

Voil� pourquoi j'aime ce forum, ta r�flexion m'a ouvert les yeux sur une citation que je croyais valable, mais ta r�ponse me fait comprendre qu'une double r�flexion est utile quand on croit tenir une citation. Merci pour cette remarque, c'est vrai que cela est un peu m�prisant. Pas totalement d�nu� de motifs de r�flexion .... la preuve.

MErci pour l'int�r�t honn�te et intelectuel que tu portes � ce que j'�crits.

LE BLE ET LA RECONNAISSANCE NE POUSSENT QU'EN BONNE TERRE

PROVERBE ALLEMAND
CE SITE EST TRES BONNE TERRE.

FRANCIS WATHELET
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Francis WATHELET
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MessagePost� le: 27 Mar 2005 23:41    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

ci-joint un texte de Jacques Prevert

Le chat et l'oiseau

Un village �coute d�sol�
Le chant d'un oiseau bless�
C'est le seul oiseau du village
Et c'est le seul chat du village
Qui l'a � moiti� d�vor�
Et l'oiseau cesse de chanter
Le chat cesse de ronronner
Et de se l�cher le museau
Et le village fait � l'oiseau
De merveilleuses fun�railles
Et le chat qui est invit�
Marche derri�re le petit cercueil de paille
O� l'oiseau mort est allong�
Port� par une petite fille
Qui n'arr�te pas de pleurer
�Si j'avais su que cela te fasse tant de peine,
Lui dit le chat,
Je l'aurais mang� tout entier
Et puis j'aurais racont�
Que je l'avais vu s'envoler
S'envoler jusqu'au bout du monde
L�-bas o� c'est tellement loin
Que jamais on n'en revient
Tu aurais eu moins de chagrin
Simplement de la tristesse et des regrets.�

Il ne faut jamais faire les choses � moiti�.

Pour suivre Arthur RIMBAUD vous l'aurez devinez que j'ai une tendre pasion pour ses textes, en voici un que j'aime plus que d'autres.

Le ch�timent de Tartufe

Tisonnant, tisonnant son coeur amoureux sous
Sa chaste robe noire, heureux, la main gant�e,
Un jour qu'il s'en allait, effroyablement doux,
Jaune, bavant la foi de sa bouche �dent�e,

Un jour qu'il s'en allait, " Oremus ", - un M�chant
Le prit rudement par son oreille beno�te
Et lui jeta des mots affreux, en arrachant
Sa chaste robe noire autour de sa peau moite !

Ch�timent !... Ses habits �taient d�boutonn�s,
Et le long chapelet des p�ch�s pardonn�s
S'�grenant dans son coeur, Saint Tartufe �tait p�le !...

Donc, il se confessait, priait, avec un r�le !
L'homme se contenta d'emporter ses rabats...
- Peuh ! Tartufe �tait nu du haut jusques en bas !

Peut-on dire que TARTUFFE est un gentil?...... booff....

Amiti�s � vous tous et merci pour le bonheur de vous m'apportez � retrouver le plaisir de communiquer. Ce n'est pas pour me plaindre mais je suis un internaute depuis pr�s de 10 ans et durant ces trois derni�res ann�es (pour des raisons de sant�) j'ai du tout stopper. Et pour mon retour je tombe sur votre groupe portant le titre de l'�l�ment qui m'a aid� durant ces ann�es que je ne souhaite � personne, car sans la SAGESSE PRIMORDIALE il est impossible remonter une pente.
Encore merci et je ne suis pas pret de vous lacher.

Amiti� et Tendresse

Francis Wathelet
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Rainbow
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MessagePost� le: 28 Mar 2005 00:12    Sujet du message: Répondre en citant

la po�sie est pour moi un moyen de mettre mes sentiments ou mon ressenti par �crit...
_________________
La Connaissance du Soi d�voile les secrets de l'Univers
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Francis WATHELET
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MessagePost� le: 28 Mar 2005 20:20    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

Voici plusieurs pens�es et j'ai une grande envie de conna�tre vos avis � leurs sujets.

1) Imposer sa volont� aux autres est force.
Se l'imposer � soi m�me est force sup�rieure.

Lao-tseu 570 avant J.C.

==========================

2) Quoi que tu r�ves d'entreprendre, commence le . L'audace a du g�nie, du pouvoir, de la magie.

von GOETHE 1832

============================

3) Il n'y a pas de plaisir comparable � celui de rencontrer un viel ami,
exept� peut-�tre celui d'en faire un nouveau .

Rudyard KIPLING 1936

=============================

4) Les id�es audacieuses sont comme des pi�ces que l'on d�place sur
un �chiquier: on risque de les perdre mais elles peuvent aussi �tre
l'amorce d'une strat�gie gagnante.

Von GOETHE 1832

==============================

5) Le monde est dangereux � vivre!
Non pas tant � ceux qui font le mal,
mais � cause de ceux qui regardent et laissent faire.

Parole d'Albert EINSTEIN reprise par J.M. JANSSEN
suite aux petites victimes de Dutroux, Julie , M�lissa , Aan
et Eefje. Texte figurant sur de nombreuses plaques souvenirs.

================================

Voil� pour maintenant d'autres vont suivre.

Amiti� Francis Wathelet
_________________
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Francis WATHELET
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MessagePost� le: 29 Mar 2005 01:08    Sujet du message: LA POESIE LIEN ENTRE LES SENTIMENTS Répondre en citant

encore un RIMBAUD qui me fascine et vous qu'en pensez-vous?

SOLEIL ET CHAIR
I
Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour br�lant � la terre ravie,
Et, quand on est couch� sur la vall�e, on sent
Que la terre est nubile et d�borde de sang ;
Que son immense sein, soulev� par une �me,
Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu'il renferme, gros de s�ve et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !
7
Et tout cro�t, et tout monte !
- O V�nus, � d�esse !
Je regrette les temps de l'antique jeunesse,
Des satyres lascifs, des faunes animaux,
Dieux qui mordaient d'amour l'�corce des rameaux
Et dans les n�nuphars baisaient la Nymphe blonde !
Je regrette les temps o� la s�ve du monde,
L'eau du fleuve, le sang rose des arbres verts
Dans les veines de Pan mettaient un univers !
O� le sol palpitait, vert, sous ses pieds de ch�vre;
O�, baisant mollement le clair syrinx, sa l�vre
Modulait sous le ciel le grand hymne d'amour;
O�, debout sur la plaine, il entendait autour
R�pondre � son appel la Nature vivante ;
O� les arbres muets, ber�ant l'oiseau qui chante,
La terre, ber�ant l'homme, et tout l'Oc�an bleu
Et tous les animaux, aimaient, aimaient en Dieu !
Je regrette les temps de la grande Cyb�le
Qu'on disait parcourir, gigantesquement belle,
Sur un grand char d'airain, les splendides cit�s;
Son double sein versait dans les immensit�s
Le pur ruissellement de la vie infinie,
L'Homme su�ait, heureux, sa mamelle b�nie,
Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux.
- Parce qu'il �tait fort, l'Homme �tait chaste et doux.
8
Mis�re ! Maintenant il dit : je sais les choses,
Et va, les yeux ferm�s et les oreilles closes.
Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l'Homme est Roi,
L'Homme est Dieu ! Mais l'Amour, voil� la grande Foi !
Oh, si l'homme puisait encore � ta mamelle,
Grande m�re des dieux et des hommes, Cyb�le;
S'il n'avait pas laiss� l'immortelle Astart�
Qui jadis, �mergeant dans l'immense clart�
Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,
Montra son nombril rose o� vint neiger l'�cume,
Et fit chanter, D�esse aux grands yeux noirs vainqueurs,
Le rossignol aux bois et l'amour dans les coeurs !
II
Je crois en toi ! je crois en toi ! Divine m�re,
Aphrodit� marine ! - Oh ! la route est am�re,
Depuis que l'autre dieu nous attelle � sa croix;
Chair, marbre, fleur, V�nus, c'est en toi que je crois !
- Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste.
Il a des v�tements, parce qu'il n'est plus chaste,
Parce qu'il a sali son fier buste de dieu,
Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu,
Son corps olympien aux servitudes sales !
Oui, m�me apr�s la mort, dans les squelettes p�les
Il veut vivre, insultant la premi�re beaut� !
- Et l'idole o� tu mis tant de virginit�,
O� tu divinisas notre argile, la Femme,
Afin que l'Homme p�t �clairer sa pauvre �me
Et monter lentement, dans un immense amour,
De la prison terrestre � la beaut� du jour,
9
La Femme ne sait plus m�me �tre Courtisane !
- C'est une bonne farce ! Et le monde ricane
Au nom doux et sacr� de la grande V�nus !
III
Si les temps revenaient, les temps qui sont venus !
- Car l'Homme a fini, l'Homme a jou� tous les r�les !
Au grand jour, fatigu� de briser des idoles,
Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux,
Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux !
L'id�al, la pens�e invincible, �ternelle,
Tout le dieu qui vit, sous son argile charnelle,
Montera, montera, br�lera sous son front !
Et quand tu le verras sonder tout l'horizon,
Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte,
Tu viendras lui donner la r�demption sainte !
Splendide, radieuse, au sein des grandes mers
Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers
L'Amour infini dans un infini sourire !
Le Monde vibrera comme une immense lyre
Dans le fr�missement d'un immense baiser !
Le Monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser.
...........................................................
10
O ! L'Homme a relev� sa t�te libre et fi�re !
Et le rayon soudain de la beaut� premi�re
Fait palpiter le dieu dans l'autel de la chair !
Heureux du bien pr�sent, p�le du mal souffert,
L'Homme veut tout sonder, - et savoir ! La Pens�e,
La cavale longtemps, si longtemps oppress�e
S'�lance de son front ! Elle saura Pourquoi !...
Qu'elle bondisse libre, et l'Homme aura la Foi !
- Pourquoi l'azur muet et l'espace insondable ?
Pourquoi les astres d'or fourmillant comme un sable ?
Si l'on montait toujours, que verrait-on l�-haut ?
Un Pasteur m�ne-t-il cet immense troupeau
De mondes cheminant dans l'horreur de l'espace ?
Et tous ces mondes-l�, que l'�ther vaste embrasse,
Vibrent-ils aux accents d'une �ternelle voix ?
- Et l'Homme, peut-il voir ? peut-il dire : Je crois ?
La voix de la pens�e est-elle plus qu'un r�ve ?
Si l'homme na�t si t�t, si la vie est si br�ve,
D'o� vient-il ? Sombre-t-il dans l'Oc�an profond
Des Germes, des Foetus, des Embryons, au fond
De l'immense Creuset d'o� la M�re-Nature
Le ressuscitera, vivante cr�ature,
Pour aimer dans la rose, et cro�tre dans les bl�s ?...
Nous ne pouvons savoir ! - Nous sommes accabl�s
D'un manteau d'ignorance et d'�troites chim�res !
Singes d'hommes tomb�s de la vulve des m�res,
Notre p�le raison nous cache l'infini !
Nous voulons regarder : - le Doute nous punit !
Le doute, morne oiseau, nous frappe de son aile...
- Et l'horizon s'enfuit d'une fuite �ternelle !..
11
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..
Le grand ciel est ouvert ! les myst�res sont morts
Devant l'Homme, debout, qui croise ses bras forts
Dans l'immense splendeur de la riche nature !
Il chante... et le bois chante, et le fleuve murmure
Un chant plein de bonheur qui monte vers le jour ! ...
- C'est la R�demption ! c'est l'amour ! c'est l'amour !...
. . . . . . . . . . . . . . . . . .
IV
O ! splendeur de la chair ! � splendeur id�ale !
0 renouveau d'amour, aurore triomphale
O�, courbant � leurs pieds les Dieux et les H�ros,
Kallypige la blanche et le petit �ros
Effleureront, couverts de la neige des roses,
Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds �closes !
- � grande Ariadn�, qui jettes tes sanglots
Sur la rive, en voyant fuir l�-bas sur les flots,
Blanche sous le soleil, la voile de Th�s�e,
0 douce vierge enfant qu'une nuit a bris�e,
Tais-toi ! Sur son char d'or bord� de noirs raisins,
Lysios, promen� dans les champs Phrygiens
Par les tigres lascifs et les panth�res rousses,
Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses.
- Zeus, taureau, sur son cou berce comme une enfant
Le corps nu d'Europ�, qui jette son bras blanc
Au cou nerveux du dieu frissonnant dans la vague.
Il tourne lentement vers elle son oeil vague ;
Elle, laisse tra�ner sa p�le joue en fleur
12
Au front de Zeus; ses yeux sont ferm�s; elle meurt
Dans un divin baiser, et le flot qui murmure
De son �cume d'or fleurit sa chevelure.
- Entre le laurier rose et le lotus jaseur,
Glisse amoureusement le grand Cygne r�veur,
Embrassant la L�da des blancheurs de son aile;
Et, tandis que Cypris passe, �trangement belle,
Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins,
�tale fi�rement l'or de ses larges seins
Et son ventre neigeux brod� de mousse noire,
- H�racl�s le Dompteur, qui, comme d'une gloire,
Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion,
S'avance, front terrible et doux, � l'horizon.
Par la lune d'�t� vaguement �clair�e,
Debout, nue, et r�vant dans sa p�leur dor�e
Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus,
La Dryade regarde au ciel silencieux...
Dans la clairi�re sombre, o� la mousse s'�toile,
- La blanche S�l�n� laisse flotter son voile,
Craintive, sur les pieds du bel Endymion,
Et lui jette un baiser dans un p�le rayon...
La Source pleure au loin dans une longue extase...
C'est la Nymphe qui r�ve, un coude sur son vase,
Au beau jeune homme blanc que son onde a press�.
- Une brise d'amour dans la nuit a pass�,
Et, dans les bois sacr�s, dans l'horreur des grands arbres,
Majestueusement debout, les sombres Marbres,
Les dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid,
- Les dieux �coutent l'Homme et le Monde infini.

Amiti� � toutes et � tous

Francis Wathelet
_________________
L'ESPRIT QUI GALOPE NE DOIT JAMAIS AFFOLER LA PENSEE QUI LE CHEVAUCHE.
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duc
Membre fid�le


Inscrit le: 01 Mar 2004
Messages: 1228

MessagePost� le: 29 Mar 2005 09:34    Sujet du message: Répondre en citant

Francis...le po�te..!

Je concorde avec Tyr Ur... allez .. racontes nous une histoire
de ton cru!!

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Gil
Scaldesse initi�e


Inscrit le: 24 D�c 2002
Messages: 1365
Localisation: ailleur !

MessagePost� le: 29 Mar 2005 09:53    Sujet du message: Répondre en citant

A tu des mots � toi avec tes rimes tes proses tes �lans po�tiques en forme de cri ou en forme de coeur maintenant que nous sommes pass�es dans le vestibules de tes coups de coeurs po�tique invite nous dans ton antre ou tes mots deviennent po�mes ouvre nous une petite fen�tre de ton coeur

Gil.
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