Ase Membre r�gulier

Inscrit le: 01 Jan 2004 Messages: 305 Localisation: Strasbourg
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Post� le: 15 Oct 2004 12:16 Sujet du message: |
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Une amie m'avait envoy� ces 4 accords, je vous les transmet donc:
Les quatre accords Tolt�ques:
La voie Tolt�que comprend trois ma�trises : la Ma�trise de l'attention (ou de la conscience), la Ma�trise de la transformation et la Ma�trise de l'intention (ou Ma�trise de l'Amour). D'abord prendre conscience de ce qui nous limite, puis le transformer, pour enfin en arriver � vivre l'amour au quotidien. Miguel Ruiz a synth�tis� la deuxi�me ma�trise, celle de la transformation, en quatre accords qu'il invite ses lecteurs � conclure avec eux-m�mes, pour se lib�rer de tous ceux qui nous limitent, nous lient et nous entravent, ceux que nous avons conclus dans l'enfance avec nos parents, �ducateurs et autorit�s diverses. Ces quatre accords sont les suivants :
1. Que votre parole soit impeccable.
2. Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle.
3. Ne faites pas de suppositions.
4. Faites toujours de votre mieux.
J'ai tout de suite �t� frapp� par la ressemblance entre ces quatre pr�ceptes et les composantes de la chevalerie (terme utilis� par les Tolt�ques). En effet, le chevalier a besoin de :
1.
Une arme (�p�e, sabre, etc.) pour d�fendre sa cause : ici, cette arme est la parole, �p�e � double tranchant qui peut autant faire le bien que le mal. Le chevalier ma�trise le maniement des armes ; la voie Tolt�que enseigne comment ma�triser sa parole, afin quelle ne nuise ni � soi, ni � autrui.
2.
Un bouclier, pour se prot�ger des coups de l'adversaire. Cette protection, pour le chevalier Tolt�que, c'est de ne rien prendre personnellement. D�s lors, les agressions d'autrui, en particulier verbales, ne l'atteignent plus.
3.
Une qu�te : le chevalier se bat pour une cause, qu'il s'agisse d'une belle � d�livrer ou d'un tr�sor � d�couvrir. Cette qu�te, dans la chevalerie Tolt�que, c'est la v�rit�. Ne pas �tre dans les suppositions et l'imaginaire, ne pas pr�ter d'intentions � autrui : �tre dans le r�el, dans le vrai.
4.
Une r�gle : le chevalier se soumet � une exigence, il ob�it � un ordre. Ici, cette exigence est d'ordre qualitatif : toujours faire de son mieux, afin de se pr�munir de tous regrets ou remords ult�rieurs. Tout en sachant que ce "mieux" varie d'un jour � l'autre, selon les forces dont il dispose.
Dans leur �nonc�, ces quatre accords sont extr�mement simples. Leur mise en pratique requiert cependant vigilance et d�termination ; ils se r�v�lent alors tr�s puissants pour transformer notre v�cu quotidien et en particulier nos relations. L'id�al, pour commencer, est de les pratiquer tout d'abord l'un apr�s l'autre, afin de les ma�triser individuellement. Pour nous y aider, nous aborderons les deux premiers accords dans un prochain article, puis les deux derniers dans le suivant. Et pourquoi ne tenterions-nous pas, d'ici au prochain num�ro, de diriger notre attention, notre conscience, vers les deux sujets suivants :
5.
Comment utilisons-nous la parole ? Quels termes ou expressions usuels employons-nous dont le sens premier est nuisible (ex : "J'en ai plein le dos", "�a me tue", etc.) ? Quelle est notre propension � m�dire, � critiquer des absents, � propager des on-dit, des rumeurs et des ragots, sans les v�rifier ? .
6.
Comment r�agissons-nous aux propos d�sobligeants, malveillants ou insultants d'autrui ? Comment prenons-nous ce que nous dit autrui, quelles r�actions suscitent en nous leurs actes ?
7.
Et qu'est-ce qui nous conditionne � r�agir de telle ou telle mani�re ? . Chez les Tolt�ques, c'est le jaguar qui symbolise la conscience qui s'efforce de capturer sur le vif les actes, �motions ou r�actions que l'on veut transformer. Puisse donc le jaguar nous accompagner en chemin !
Olivier Clerc, paru dans "R�el", janvier 2003
I.
Accord Tolt�que n� 1 "Que ta parole soit impeccable"
Vaste programme ! �tymologiquement, impeccable signifie "qui ne p�che pas". Pour don Miguel Ruiz, on p�che lorsqu'on commet quelque chose contre soi-m�me. Une parole impeccable est donc une parole qui ne nous nuit pas. Ce qui signifie non seulement s'abstenir de se juger, de se critiquer, de r�p�ter � son encontre les propos d�sobligeants d'autrui, de nettoyer son langage des termes et expressions n�gatifs (ex : "�a me tue", "J'en ai plein le dos", ou m�me "C'est trop bien" [pourquoi trop ?], etc.), mais d'�viter aussi tout usage de la parole qui nuise � autrui : m�disance, jugement, critique, calomnie, etc. Pourquoi ? Parce que t�t ou tard ces paroles - m�me dites en toute discr�tion - atteignent leur cible puis nous reviennent, comme l'�crivait brillamment V. Hugo dans son c�l�bre po�me "Le mot" (cf. ci-apr�s). La parole est une �nergie : elle ne reste jamais sans effet. Le monde, comme l'�nonce le prologue de l'�vangile de St Jean, a �t� cr�� par le Verbe. Et l'homme aussi est cr�ateur par sa parole, en bien comme en mal (ex : d�claration d'amour ou de guerre). C'est donc un choix qu'il appartient � chacun de faire un jour, de d�cider d'utiliser sa parole seulement pour le bien. Cela demande toutefois un effort soutenu, comme celui requis pour ma�triser le maniement d'une �p�e ou d'un sabre.
"C'est l'accord le plus important et le plus difficile � honorer" affirme don Miguel, pour qui ce seul accord conclu avec soi-m�me permet de transcender sa vie actuelle et de conna�tre le paradis sur terre.
Incidemment, le grand gu�risseur du d�but du 20e, Ma�tre Philippe de Lyon, demandait pour seul paiement de ses gu�risons miraculeuses que leurs b�n�ficiaires ne disent pas de mal d'autrui durant une heure, un jour, une semaine, selon les cas : c'est dire l'importance qu'il attachait � ne pas m�dire. La m�disance, en effet, est un poison �motionnel et relationnel : elle salit, elle pollue, elle d�truit. Tout comme nos ordinateurs sont d�sormais �quip�s de logiciels anti-virus, nous gagnerions � nous �quiper int�rieurement d'un " d�tecteur de m�disance ", pour ne plus en �tre les complices et les propagateurs m�me inconscients, car les d�g�ts de cette parole mauvaise, dans le corps social, sont comparables � ceux des virus informatiques dans les r�seaux. J�sus affirmait que ce n'est pas ce qui entre dans la bouche d'un homme qui le souille mais ce qui en sort. Refuser de propager des rumeurs ou de m�dire, c'est faire de l'�cologie de la parole : ne pas polluer autrui ni soi-m�me avec les mots, mais au contraire contribuer par sa parole � cr�er un monde meilleur.
Conseil de Miguel Ruiz � ceux qui veulent conclure cet accord : il faut �tre patient avec soi-m�me. On n'acquiert pas une parole impeccable du jour au lendemain, d'autant que tout nous pousse dans l'autre sens. Rien ne sert donc de se juger si l'on rompt cet accord par m�garde : comme l'enfant qui apprend � marcher et tombe, il suffit de se relever et de recommencer. Avec l'exp�rience, on per�oit vite les am�liorations qu'induise dans notre vie une parole saine : On se sent tellement mieux vis-�-vis de soi-m�me et nos relations � autrui gagnent en clart� et en force. La motivation � maintenir cet accord, co�te que co�te, s'en trouve ainsi de plus en plus accrue.
Le mot :
Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perd�tes ;
TOUT, la haine et le deuil ! Et ne m'objectez pas
que vos amis sont s�rs et que vous parlez bas.
Ecoutez bien ceci : T�te-�-t�te, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un t�moin qui souffle,
Vous dites � l'oreille du plus myst�rieux
De vos amis de cour ou si vous aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave � trente pieds sous terre,
Un mot d�sagr�able � quelque individu.
Ce MOT - que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre �
Court � peine l�ch�, part, bondit, sort de l'ombre ;
Tenez, il est dehors ! Il conna�t son chemin ;
Il marche, il a deux pieds, un b�ton � la main,
De bons souliers ferr�s, un passeport en r�gle ;
Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle !
Il vous �chappe, il fuit, rien ne l'arr�tera ;
Il suit le quai, franchit la place, et caetera
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout � travers un d�dale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parl�.
Il sait le num�ro, l'�tage ; il a la cl�,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive
Et railleur, regardant l'homme en face dit : "Me voil� ! Je sors de la bouche d'un tel." Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.
Victor HUGO
II.
Accord Tolt�que n� 2 "Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle"
"Rien qu'en appliquant ce deuxi�me accord" dit don Miguel, "vous commencerez � briser des dizaines de petits accords qui vous font souffrir". Ne plus prendre les choses personnellement, c'est en effet retirer � autrui le pouvoir qu'on lui a donn� de nous juger, de nous critiquer, de nous nuire. C'est cesser d'attacher de l'importance � l'opinion d'autrui, ne plus d�penser d'�nergie � d�fendre une image id�ale de soi contre les critiques, ni � chercher � la nourrir de compliments. Dans la pratique, cependant, prendre tout ce qui nous arrive personnellement est plut�t la norme. La moindre remarque nous vexe, nous irrite ou nous attriste.
Et je me suis rendu compte que tout en comprenant la pertinence de ce deuxi�me accord Tolt�que, beaucoup ont de la peine � l'appliquer. En effet, il est difficile de mettre en pratique une injonction en "Ne. pas" : OK, je n'en fais pas une affaire personnelle, mais alors, j'en fais quoi ? Untel me traite d'idiot(e) ou d'incomp�tent(e), m'insulte ou m'humilie : comment r�agir autrement que personnellement ?
Une premi�re cl� consiste � changer de centre de gravit� dans la relation. Au lieu de m'occuper de moi, de ce qu'on dit de moi, de comment autrui se comporte envers moi, je m'int�resse � l'autre : qu'est-ce que son attitude et ses paroles me disent de lui et non de moi, que m'apprend-il sur lui en me parlant de moi ? " Une mont�e est une descente vue d'en bas " dit un adage plein de bon sens qui nous rappelle qu'une opinion n'a de pertinence qu'en fonction du point de vue d'o� on l'�met.
C'est ce que soulignait Courteline avec humour : "Se faire traiter d'idiot par un imb�cile est une volupt� de fin gourmet". Celui qui me traite de minable ou de nul m'indique surtout depuis quelle orgueilleuse hauteur il me consid�re. Par analogie, le poids qu'affiche une balance n'a de valeur que si celle-ci a �t� �talonn�e, mise � z�ro : pourquoi donc accorder de l'importance � une opinion (= une mesure), si le point de vue dont elle �mane ne me para�t pas juste, pas fiable ?
Enfant, rappelle don Miguel, c'est � travers le regard des parents et des adultes que nous nous sommes form�s une image de nous-m�mes, que nous avons appris (ou cru apprendre) qui nous �tions : "tu es moche", "tu es nul(le)", "tu es lent(e)", etc. Nous avons accept� ces jugements en croyant le point de vue des adultes fiable. Ces qualificatifs ont eu un impact sur nous parce que nous avons donn� notre accord � ce qui nous �tait dit de nous. Adulte, devenu conscient des limites et de la relativit� des points de vue de ceux qui nous ont �tiquet�s, il nous revient de briser les accords qui nous limitent et nous rendent d�pendant de l'opinion d'autrui. De m�me, il nous revient de conclure l'accord de ne plus accepter, en les prenant personnellement, les opinions et jugements d'autrui qui ne refl�tent le plus souvent que le point de vue fauss� de ceux qui les �mettent. Un accord important � briser pour ne plus prendre les choses personnellement, est donc celui qui consiste � croire (cela vient de notre enfance) que les autres nous connaissent mieux que nous. En r�alit�, personne n'est dans notre t�te, dans notre c�ur ou dans notre corps : nul ne sait mieux que moi ce qui se passe en moi, ce qui m'anime, pourquoi je me l�ve le matin, quelles sont mes intentions, mes id�aux, mes craintes, etc. Son propre �talon, ce n'est pas dans l'opinion fluctuante des autres qu'il faut le chercher, mais en soi, en l'�tablissant de pr�f�rence d'apr�s les rep�res stables fournis par les grands principes spirituels d'amour, de v�rit� et de sagesse.
Une derni�re cl� et une mise en garde, pour conclure. La cl� : lorsque vous r�agissez personnellement � un jugement d'autrui, sachez que cela signifie que vous vous jugez vous-m�me de la m�me fa�on. C'est un ph�nom�ne de r�sonance. Votre r�action vous donne donc l'occasion de vous lib�rer d'un jugement envers vous-m�me, titill� par la critique d'autrui. Celui qui a totalement cess� de se juger lui-m�me n'est plus atteint par les jugements des autres. Et enfin la mise en garde : ne pas prendre les choses personnellement ne signifie pas ne pas les prendre du tout ! Tout renvoyer � son interlocuteur en lui disant : c'est ton point de vue, c'est ton probl�me, c'est ta vision des choses, etc., aboutit � s'enfermer dans une bulle o� il n'y a plus d'�changes avec autrui. Le regard d'autrui sur nous n'est pas forc�ment juste ni 100 % vrai, mais il n'est jamais inint�ressant : il a toujours quelque chose � nous apprendre, que ce soit sur l'autre ou m�me sur soi (par les r�actions qu'il d�clenche en nous, notamment). C'est d'ailleurs lorsqu'on a cess� de prendre les choses personnellement qu'on est le mieux en mesure de tirer profit d'une opinion ou m�me d'un jugement, pr�cis�ment parce qu'on n'y r�agit plus : l'�change peut alors �tre ouvert, constructif, mutuellement enrichissant, m�me lorsqu'il est amorc� de fa�on agressive ou violente.
On apprend dans les dojos d'arts martiaux � parer des attaques diverses. Les Quatre Accords Tolt�ques nous fournissent des cl�s pour tirer le meilleur des attaques verbales ou comportementales. Il serait d'ailleurs envisageable de mettre sur pied des s�ances o�, comme pour les arts martiaux, on pourrait pratiquer au ralenti, progressivement, dans un cadre s�curis�, l'art de d�fl�chir des attaques verbales, de ne pas r�agir personnellement, etc. Des amateurs ?.
III.
Troisi�me Accord Tolt�que : "Ne faites pas de suppositions"
"Never assume" dit le Dala�-Lama. "Ne faites pas de suppositions", dit don Miguel Ruiz. Conclure cet accord transforme notre v�cu quotidien. Pourquoi ?
Parce que cette habitude de pr�ter des intentions (forc�ment les n�tres !) � autrui repr�sente un obstacle majeur � la communication. �coutez les conversations autour de vous : on y parle d'absents, de ce qu'ils ont fait ou dit, et des intentions qu'on leur pr�te. "Mon patron m'a dit ceci parce qu'il croit que.", "Ma femme a fait �a parce qu'elle s'imagine que.". Faire des suppositions nuit � la communication, parce que cela nous retient de demander � autrui les motivations r�elles de ses actions, souvent tr�s diff�rentes de celles qu'on lui pr�te. Si je crois savoir ce qui vous pousse � agir ou parler ainsi, je ne vais pas prendre la peine de vous le demander. Ainsi, chaque fois que l'on croit deviner les motivations d'autrui, on ne se trouve pas confront� � lui, mais � l'id�e que l'on se fait de lui, donc � nos propres projections.
Dans la pratique, cependant, il s'av�re tr�s difficile de ne pas faire de suppositions, tellement ce mode de fonctionnement est ancr� en nous. Je sugg�re donc l'alternative suivante. Plut�t que de pr�ter une seule intention � autrui, lui en pr�ter au minimum deux compl�tement contradictoires, voire plusieurs. Un type me double � toute allure et me fait une queue de poisson ? A la supposition que c'est un chauffard, un �go�ste qui se fiche des autres, j'oppose imm�diatement celle que sa femme est peut-�tre en train d'accoucher, qu'il fait une crise d'asthme, qu'un cas de force majeure le contraint de prendre ces risques. La r�alit�, c'est que je n'en sais rien. Je constate un fait, mais je n'en connais pas la raison. Je me refuse � accepter la premi�re explication simpliste qui me vient � l'esprit et � m'�nerver tout seul. Tout comme les sophistes �taient capables de d�fendre un point de vue et son contraire avec la m�me force d'argumentation, il est enrichissant et lib�rateur de multiplier les hypoth�ses chaque fois qu'aucune certitude n'est permise. Cela �vite de r�agir m�caniquement � ses propres intentions projet�es sur autrui. Et �a permet de rester plus serein, moins partial, moins �motif, ouvert. C'est surtout une invitation � aller vers l'autre, � communiquer avec lui, � lui demander (quand c'est possible) les raisons de son comportement.
Donc � �tre dans la r�alit�. Il est facile de confondre une supposition avec la r�alit�. Mais lorsqu'on en fait plusieurs, il devient clair que ce ne sont que des suppositions. On �vite ainsi de se faire pi�ger dans le virtuel, on est davantage dans le r�el. Que de probl�mes inutiles sont �vit�s ainsi !
IV.
Quatri�me Accord Tolt�que : Faites toujours de votre mieux
"Faites toujours de votre mieux", a priori �a fait un peu boy-scout ! Autant les trois autres accords titillent la curiosit�, interpellent, autant celui-ci semble tout d'abord n'avoir rien de bien passionnant � nous apprendre. Et pourtant. Pourtant, la raison d'�tre de ce dernier accord est des plus importantes : il sert � nous �pargner la culpabilit�, ce poison �motionnel. Si j'ai fait de mon mieux, quel que soit le r�sultat de mon action, je ne me culpabiliserai pas. OK, �a n'a pas march�, mais j'ai fait tout ce qui �tait en mon pouvoir.
Ce "mieux" que l'on s'efforce de faire, Miguel Ruiz souligne qu'il varie d'un jour � l'autre. Lorsque je suis en pleine forme, en pleine sant�, que tout va bien, mon "mieux" sera meilleur que le jour o� je suis malade, d�prim� ou contrari�. Autrement dit, il ne s'agit pas d'un "mieux" universel et absolu, d'un id�al de perfection qui ne servi rait alors qu'� nous empoisonner l'existence. C'est un "mieux" r�aliste, que chacun est en mesure d'�valuer au jour le jour, en fonction de son �tat et de ses moyens.
Si faire moins que son mieux conduit � la culpabilit�, vouloir faire plus que son mieux conduit au perfectionnisme (on devrait dire � la "perfectionnite", car c'est pathologique), puis � l'�puisement : on en fait trop. Ce n'est pas la solution non plus. Derri�re son apparence, ce dernier accord s'av�re en r�alit� beaucoup plus important qu'on ne l'imagine.
Et pour conclure avec les mots de Miguel Ruiz :
"Les trois premiers Accords Tolt�ques ne fonctionneront que si vous faites de votre mieux. Ne vous attendez pas � vous exprimer toujours avec une parole impeccable. Vos habitudes sont trop fortes et trop bien ancr�es dans votre esprit. Mais vous pouvez faire de votre mieux.
N'imaginez pas que vous ne prendrez plus jamais rien personnellement ; faites seulement de votre mieux. Ne croyez pas que vous ne ferez plus jamais la moindre supposition, mais vous pouvez parfaitement faire de votre mieux. En faisant de votre mieux, l'habitude de mal utiliser votre parole, celle de faire une affaire personnelle de tout ce qui vous arrive et celle de faire des suppositions vont s'affaiblir et se manifester de moins en moins souvent. Vous n'avez pas � vous juger, � vous sentir coupable ou � vous punir, si vous n'arrivez pas � respecter ces Quatre Accords Tolt�ques. Si vous faites de votre mieux, vous vous sentirez bien m�me en faisant encore des suppositions, m�me s'il vous arrive encore de r�agir de fa�on personnelle, m�me si votre parole n'est pas tout le temps impeccable. "
Olivier Clerc
En France, le mot "Tolt�que" �voque la s�rie de livres culte de Carlos Castaneda ou encore les deux ouvrages de Henri Gougaud et Luis Ansa, qui ont fait d�couvrir le chamanisme Tolt�que dans sa complexit�, sa richesse et sa diversit�. Passionnants, ces livres n'�taient cependant pas "pratiques" : impossible pour le lecteur de suivre les pas de leurs auteurs. Le c�t� pratique, c'est chez don Miguel Ruiz qu'on le trouve. Miguel Ruiz fait partie de ces personnes dont le r�le aujourd'hui est de mettre � port�e du plus grand nombre, bien au-del� de leur berceau d'origine, la quintessence de leur tradition. C'est ce que faisait Lama Yesh�, par exemple, avec l'enseignement des Tib�tains, ce que font Sobonfu Som� et son mari Malidoma Patrice Som� avec la sagesse africaine (Burkina Faso), et d'autres encore avec d'autres traditions. Refusant dans un premier temps de suivre la tradition familiale (lign�e de naguals et de gu�risseurs mexicains), don Miguel fait des �tudes de m�decine et devient neurochirurgien. Un grave accident de voiture et une NDE le font brutalement revenir � ses origines et devenir � son tour chaman tolt�que, nagual de la lign�e des Chevaliers de l'Aigle. Il a r�dig� depuis trois best-sellers d�j� traduits en 14 langues. Je l'ai rencontr� au Mexique, en septembre 1999.
Olivier Clerc
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