loublanc Membre r�gulier
Inscrit le: 01 Avr 2005 Messages: 65 Localisation: france yvelines
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Post� le: 28 Mai 2005 12:12 Sujet du message: vers un monde meilleur |
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Vers un monde meilleur
Au-del� de l'�go�sme
Dans le monde, de tous temps, il y a eu des guerres, des rivalit�s, des oppressions.
Pourquoi ?
Parce que les hommes poursuivent des objectifs qui les opposent. Par exemple, beaucoup veulent s'approprier des choses dont la quantit� est limit�e (pouvoir, richesse, gloire etc.), c'est l'�go�sme. Ne pouvant donc tous avoir ce qu'ils veulent, ils rentrent en conflit les uns avec les autres : c'est la concurrence. De plus, pour obtenir ce qu'ils cherchent, ils ont souvent int�r�t � faire du mal � d'autres (les voler, les tromper, les faire travailler sans beaucoup les r�mun�rer, dire du mal sur eux etc.) : c'est l'exploitation.
L'�go�sme est la premi�re cause de concurrence et d'exploitation.
De nos jours, la situation est particuli�rement pr�occupante � cause de l'importance de la population humaine et de sa puissance technique. Il y a, en particulier, le probl�me �cologique. Le probl�me �cologique c'est que cette activit� �go�ste des hommes les conduit � prendre � la terre plus qu'elle ne peut produire et � la polluer (en particulier parce ce que chacun cherche � s'approprier beaucoup de richesses rapidement). De sorte que, bient�t, la terre sera dans un tel �tat, que l'on ne pourra plus y vivre (de fa�on satisfaisante du moins : maladies, famines etc.) Or, c'est la seule "maison" que nous ayons, les autres plan�tes �tant trop �loign�es ou hostiles�
D'o� provient l'�go�sme, et comment peut-on le d�passer ?
D�s le plus jeune age, nous sommes le si�ge d'un certain nombre de besoins/d�sirs �l�mentaires : manger, boire, se reposer, manger ce qui est bon, regarder ce qui est beau, �tre reconnu, admir� etc. Ce sont les "d�sirs centrip�tes". Ils portent � r�clamer quelque chose de notre environnement. Le moi grossit par aspiration de ce qui l'entoure.
Comme on le devine, les d�sirs centrip�tes sont des sources potentielles de concurrence et d'exploitation (en cas de raret� du bien r�clam�).
Leur importance chez l'enfant se justifie car ses parents doivent s'occuper de lui et non le contraire.Il r�clame. C'est "l'�go�sme infantile".
Mais il y a aussi en nous des d�sirs qui s'opposent � la concurrence et � l'exploitation. Il s'agit de l'aspiration � des relations harmonieuses, � la justice, au bien-�tre d'autrui� Ce sont les "d�sirs centrifuges". Le moi se dissout dans son environnement.
Ces derniers, ainsi qu'une capacit� � �tre moins d�pendant des premiers, se d�veloppent naturellement chez celui qui prend le temps de r�fl�chir � un bonheur durable.
Malheureusement, tel n'est pas le cas de la plupart des gens, qui, obnubil�s par leurs aspirations centrip�tes, d�veloppent une philosophie de vie na�ve en rapport : ils vivent dans le pr�suppos� que le bonheur �quivaut � la satisfaction syst�matique de celles-ci. Ils passent leur vie � accro�tre leur confort mat�riel et/ou am�liorer leur statut social. Leur but est d'avoir, et si possible, d'avoir plus... Leur philosophie c'est : "profitons de la vie" (sous-entendu : pour consommer) (avec pour toute argumentation : "elle est courte"�) C'est "l'�go�sme intellectualis�" (ou "h�donisme mat�rialiste").
Pour aggraver le tout, un syst�me �conomique s'est mis en place, qui amplifie l'�go�sme et ses ravages. Il s'agit d'un syst�me bas� sur la propri�t� priv�e, ce qui renforce l'h�g�monie de l' "avoir", et sur l'argent. Ce dernier y est n�cessaire pour presque tout (m�me pour "faire le bien"�) et peut �tre accumul� sans limites. En particulier, notre s�curit� mat�rielle est d'autant mieux assur�e que nous avons accumul� beaucoup d'argent. D'o� une concurrence impos�e m�me � ceux qui ne sont pas sp�cialement �go�stes� Chacun est tent� de commencer par accumuler de l'argent (quels que soient ses d�sirs, ou m�me en pr�vision de d�sirs hypoth�tiques). D'o� un conditionnement dans le sens de la cupidit� et une g�n�ralisation de l'exploitation sous toutes ses formes.
Pour l'�go�ste, avoir (obtenir ou conserver) des richesses, un statut social, un pouvoir, une source de plaisir etc. constitue la fin ultime de ses actions. Ses avoirs absorbent tout son �tre, qui s'y noie. Cela est illustr� par la question ultime qu'il se pose : "qu'est-ce que le monde peut m'apporter ?".
Une voie de sortie de l'�go�sme consiste � privil�gier cette autre question : "qu'est ce que je peux apporter au monde ?".
En passant ainsi du statut de puits sans fond � celui de fontaine intarissable non seulement on cesse de contribuer � la mis�re mat�rielle de l'humanit� (�voqu�e au d�but), non seulement on s'y oppose, mais on devient plus libre et durablement heureux�
Le fait de ne pas voir plus loin que ses possessions et jouissances imm�diates, induit, sur le long terme, ennui et souffrances, encore faut-il avoir pris le temps d'y r�fl�chir�
D'o� la solution aux probl�mes �voqu�s au d�but : que chacun sorte de l'�go�sme.
Comment y parvenir ?
En r�alisant que le seul moyen d'�tre durablement heureux passe par l'exercice de sa pens�e sur soi-m�me, par la d�couverte que notre bonheur est en nous-m�mes, l�, tout de suite (et non pas dans le fait d'�tre riche, puissant, reconnu, aim� etc.) Ainsi pouvons-nous progressivement �merger de la frustration, du regret, de l'impatience, de la peur etc. Puis : pour s'�tre laiss� porter par ses aspirations centrifuges et une recherche de coh�rence, se mettre au service de l'harmonie : en soi-m�me, avec ses cong�n�res, avec la nature.
Les aspirations centrip�tes demeurent, mais elles n'interviennent que lorsqu'il n'y a pas risque de conflit ou de non-respect d'autrui. Elles sont un moyen d'�tre � l'�coute des besoins de son corps. Elles sont ainsi mises � leur juste place, au service, en fin de compte, de nos aspirations centrifuges.
De tous temps, les gens ont connu les d�sirs centrifuges, mais ils passaient apr�s les centrip�tes. Il s'agit donc simplement d'inverser cette hi�rarchie� et passer ainsi de l'�go�sme � "l'harmonisme"�
L'harmonisme comme alternative � l'�go�sme semble beaucoup plus r�aliste, de part sa coh�rence, que l'altruisme habituellement pr�n� par les morales traditionnelles. L'altruisme consiste � aider des autres, mais qui au juste, et � faire quoi ?� d'ailleurs l'altruisme existe au sein de clans qui sont, eux, en rivalit� les uns avec les autres de part leurs "int�r�ts" (familles, nations etc.) Cet altruisme ne r�sout donc pas le probl�me des conflits dans le monde� au contraire�
Il est �vident que si, par contre, chacun cherchait � agir prioritairement dans le sens de l'harmonie � tous les niveaux, il n'y aurait plus ni guerres, ni criminalit�, ni oppressions, ni famines, ni destruction de la nature etc. Il n'y aurait plus comp�tition, ni besoin de se m�fier les uns des autres, d'o� plus de sinc�rit�, de s�r�nit� et de profondeur dans les rapports humains.
Une utopie�
Cette nouvelle fa�on d'�tre autoriserait une autre �conomie (une �conomie est une fa�on de produire ce dont on a besoin ou envie) reposant non plus sur la poursuite d'int�r�ts �go�stes, sources de division, mais sur la poursuite commune d'un bien commun : que la plan�te soit pr�serv�e, que la paix soit maintenue, que tout le monde ait de quoi manger, puisse s'�panouir librement etc.
Celui qui a d�pass� le stade de l'�go�sme pr�f�re travailler pour une telle fin que pour un int�r�t plus exclusif�
Une telle �conomie peut �tre qualifi�e de communiste (�tymologiquement). Les tentatives soi-disant communistes ayant exist� au XXi�me si�cle reposaient sur une grande na�vet�. En particulier, elles ne remettaient g�n�ralement pas en cause l'h�donisme mat�rialiste, ni m�me la hi�rarchie� Leur �chec ou leur transformation en tyrannie �tait �minemment pr�visible ! Malheureusement, l'expression " communiste ", est aujourd'hui attribu�e � ces th�ories na�ves voire � ces tyrannies�
Cette nouvelle �conomie r�duirait consid�rablement la quantit� de travail n�cessaire ainsi que la consommation de mati�re et d'�nergie (donc : moins d'exploitation et de pollution de l'environnement) : il y aurait moins besoin de publicit�, de juristes, de policiers, de financiers, de serruriers, d'emballages, de transports, de gadgets (les �quipements mat�riels seraient plus utiles, durables, mis en commun�), de recyclage, d'�nergie etc. Tout le monde se consacrerait � des t�ches vraiment utiles pour lesquelles il y a toujours besoin de main d'�uvre : production alimentaire saine, outillage de qualit�, recyclage, �ducation, m�decine, recherche etc. et disposerait de plus de temps pour se reposer et prendre soin de sa sant�
Il appara�t peu probable que ce changement int�rieur puisse �tre effectu� rapidement par un grand nombre de personnes � la fois. Par contre, cette nouvelle �conomie peut �tre facilement initi�e au sein de petits groupes "conscients", commen�ant � travailler pour leur bien commun, plut�t que pour des int�r�ts strictement individuels.
Les harmonistes peuvent dores et d�j� cr�er ou rejoindre de tels groupes, ou "Amopies"�
Puis, les diff�rentes Amopies pourront avoir des �changes entre elles (formant ainsi un r�seau) leur faisant r�aliser des �conomies par sp�cialisation, prise en compte des divers atouts g�ographiques etc.
De par l'harmonisme, chacun y sera solidaire de tout le r�seau, mais aussi, dans les limites du raisonnable, de tous les �tres vivants. De sorte qu'il n'y aura pas de conflits d'int�r�ts au sein du r�seau, et moins de guerres globalement. Il n'y aura plus de mis�re mat�rielle (dans le r�seau) puisque l'on y travaillera spontan�ment en priorit� aux besoins �l�mentaires des plus pauvres avant de travailler aux besoins accessoires des plus riches (� l'inverse de ce qui se passe dans l'�conomie actuelle, fond�e sur l'�go�sme�)
Cette soci�t� alternative permettra une d�mocratie directe : tout le monde interviendra directement et r�ellement dans les d�cisions qui le concernent. Une d�mocratie consensuelle, possible pr�cis�ment � cause de l'harmonisme... Chacun y sera donc plus libre qu'actuellement : il n'y aura ni petits chefs, ni Pr�sident de la R�publique, ni minorit�s opprim�es.
Par cons�quent, au fur et � mesure que le nombre d'Amopies augmentera, la mis�re, la guerre, l'oppression, la comp�tition et la destruction de la plan�te r�gresseront.
Plus il y aura d'harmonistes, plus il y aura d'Amopies.
Plus de gens iront mieux int�rieurement, plus les choses iront mieux ext�rieurement. Mais aussi, cet autre mode de vie aidera les gens � aller mieux int�rieurement, d'o� une possible acc�l�ration du processus� d'o� l'espoir�
Certes, les difficult�s ne manqueront pas. Mais l'�nergie susceptible de nous les faire surmonter est l�, en nous, � l'origine de l'harmonisme. Des philosophes appellent �a l'amour.
Une Amopie n'est donc pas un lieu qui n'existe pas : une utopie ; c'est un lieu d'amour�
(Relev� sur le net)
L'�go�sme: un d�faut dont il est difficile de se d�faire, vous ne trouvez pas?
loublanc _________________ Nos sens cr�ent nos �motions. La musique influence nos �motions. Certaines formes de musique nous relient � des niveaux subtils et profonds de l'�tre et participent � nous rendre heureux. |
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