Ga�lle Pionnier de Sagesse Primordiale
Inscrit le: 31 Oct 2005 Messages: 34 Localisation: Entre Vercors et Broc�liande
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Post� le: 03 Nov 2005 13:16 Sujet du message: Et pourtant IL juge .... |
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Qui a le droit ?
L�Homme �rige ses propres dogmes auxquels il croit fermement, et qui l�emprisonnent dans une �trange alchimie herm�tique, aux couleurs s�pia de morale.
Pauvre condition d�Humain, tant de fois �voqu�e par les ma�tres du romantisme, toujours �cartel� entre les notions les plus abstraites qui soient : le bien et le mal !
Au nom de qui, de quoi a t�on le droit de pr�tendre juguler ainsi nos libert�s de vivre, afin d��tablir ce canevas alambiqu� qui fixe nos devoirs et nos obligations ?
D�aucuns r�pondent avec facilit� au nom de l�Amour, d�autres plus pragmatiques fr�lent une certaine sagesse en indiquant que : c�est l� le seul moyen d�arriver � vivre ensemble, les uns avec les autres, car, � priori, l�Homme dans sa superbe �gocentricit� est un primate solitaire, qui ne doit rencontrer ses cong�n�res que pour se reproduire�
Quels dr�les de concepts qui se chevauchent et se nouent, se ramifient et exultent une certaine cruaut� primale, dans l�abn�gation outranci�re de toutes spiritualit�s.
Ob�issons nous � notre Nature, instincts feutr�s qui nous gouvernent, ou sommes nous aussi capables de diriger notre vie au travers des pens�es les plus inconfortables, antinomiques et omniscientes, qui composent notre culture, r�fl�chie et ouverte aux id�aux les plus farfelus ?
Etrange subtilit� bic�phale, qui dirige nos esprits perdus, hagards, � la recherche d�une spiritualit� fondamentale, pleine et enti�re, qui engloberait avec tact un ensemble de convenances �tablies, dogmatis�es, auxquelles nous sommes inf�od�s de par notre condition d�homme entrav�s dans le carcan d�une soci�t� bien pensante et moralisatrice.
Dans ce sch�ma, arch�type ubuesque et simpliste, les notions fondamentales se heurtent et s�opposent, sommes nous conscients de cette dualit� incongrue, ou nous laissons nous aveugler par nos id�aux alambiqu�s et asservis par une morale absolue et souveraine ?
Doit on imaginer que notre �volution de pens�es, a finalement r�ussi � nous offrir un Eden terrestre, aux confins incertains de nos incertitudes ?
S�oblige t on sciemment � ob�ir � un ensemble de r�gles, qui d�fient les lois universelles de notre propre Nature d�homme libre ?
Que de sang r�pandu en vaines manigances, que d�abn�gations bafou�es pour un si triste constat.
Afin d��tre libre l�Homme doit vivre au milieu des r�gles qui lui imposent l�espace infranchissable de son propre carcan !
Ne dit on pas que notre libert� s�arr�te o� commence celle de l�autre ?
Etrange paradoxe !
Par essence m�me notre libert� n�a pas de fronti�res, c�est m�me une ineptie de dire le contraire !
Alors qui est libre ?
L�homme ou son esprit � qui s�autorise peut �tre � sauter par dessus les murs �pais de sa condition conditionn�e ?
Au del� de ce concept ennuyeux et d�rangeant, je pose ici les bases des fondements m�me de notre jugement.
Qui sommes nous pour juger ?
Au nom de quoi pouvons nous d�finir ce qui est bien, ce qui est mal ?
Qui est � l�origine de ce dogme absolu et tout puissant qui nous cantonne � vivre notre libert� individuelle au milieu de l�espace confin� qui nous est arbitrairement allou� ?
Que d��rudition exacerb�e pour d�finir de tels concepts aussi antinomiques ?
Est ce l� cette sagesse dont on affuble souvent les choses qui n�ont de sens que pour ceux qui les cr�ent ?
A moins que cela soit cet emprisonnement volontaire dans l�ordre �tabli et accept� au demeurant, qui d�veloppe chez l�homme trop malheureux d��tre ainsi jugul�, une spiritualit� si riche, si d�bordante, si naturelle ?
De ce fait, n�est ce pas alors cette condition m�me de prisonnier des normes �tablies, qui fait que nous soyons si prompts � inventer nos ailleurs, qu�ils soient fantastiques, oniriques, religieux ou absurdes ?
Nihiliste au del� du concept m�me de libert�, l�homme est grand, car il approche cette �trange sagesse primordiale, qui d�veloppe en lui l�Art de r�ussir � vivre quand m�me, malgr� ses innombrables abn�gations et ses sacrifices � ses ultimes croyances bas�es sur une libert� qui est chaque jour moins tangible.
Que dire de Sofia, notre muse �ph�m�re, qui nous oblige � nous interroger sans cesse sur les ailleurs de notre pauvre petite condition d�Hommes asservi � une cause absolue, qui est la soci�t� et ses principes inflexibles, li�s � la vie en communaut� ?
Ainsi en va t il de notre merveilleuse propension � nous inventer des fables, aux fragrances de merveilles, qui nous permettent de supporter notre condition triste d�homme inf�od� � nos carcans de r�gles, �rig�es en symboles, en dogmes herm�tiques et en valeurs � la quintessence de lois !
Comment se fait il alors, que nous restions si pr�tentieux, et qu�il nous para�t normal d��radiquer lentement notre terre et ses richesses, en d�truisant les symbioses naturelles, qui, en r�sultent, sachant qu�elles, elles savent vivre en harmonie les unes avec les autres ?
Etrange condition que celle de ces Hommes, qui cherchent � construire de merveilleux ailleurs, alors qu�ils vivent dans l�abn�gation absolue de ces m�mes merveilleux ailleurs, qu�ils ont sous les yeux pourtant !
Mille bises
Ga�lle |
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