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br�ves de comptoirs

 
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Pionnier de Sagesse Primordiale


Inscrit le: 09 Mai 2006
Messages: 23
Localisation: TOULON

MessagePost� le: 31 Mai 2006 07:32    Sujet du message: br�ves de comptoirs Répondre en citant

Br�ves de comptoir,

Je ne suis pas raciste mais�
Pour peut que l�on sorte, ou que l�on ne vive pas dans un monde de sages, tout le monde entend cette phrase presque tout les jours.
Qui ne dit mots consent dit le proverbe, donc il faut parler.
Je vous propose un petit argument qui vous permettra d�engager la conversation et peut �tre de faire r�fl�chir votre interlocuteur.

Les races n'existent pas.

Chaque individu sur terre partage 99,99 % du
m�me code g�n�tique avec le reste des humains.
Prenons par exemple, des individus de groupes raciaux diff�rents, des Japonais et des Ecossais ils ont toutes les chances de pr�senter plus de similarit�s g�n�tiques entre eux que des individus pris au sein d'un m�me groupe, des basques au hasard.
Un peut de modestie s�impose.
En 2001, deux �quipes travaillant sur le s�quen�age du g�nome
humain ont annonc� que les �tres humains poss�dent quelques 30.000
g�nes, soit � peine deux � trois fois plus qu'une mouche.
Mais en l'�tat actuel des recherches, personne ne peut dire combien de g�nes ont �chapp� aux deux �quipes occup�es � �tablir la carte du g�nome humain
Une chose est sure on est tr�s loin des ann�es euphorique qui pensait que la race humaine avais un patrimoine g�n�tique de100.000 ou 140.000 g�nes.
SOURCES : Docteur Michael Cooke, du Genomics Institute de la Novartis Research Foundation San Diego (Californie)
Soci�t� priv�e am�ricaine Celera Genomics.
Projet public international du g�nome Humain (HGP, Human Genome Project).
Pour conclure
"Il devient indispensable que l'humanit� formule un nouveau mode de penser
si elle veut survivre et atteindre un plan plus �lev�." Albert Einstein
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siobhan
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Messages: 957
Localisation: Fa�rie

MessagePost� le: 31 Mai 2006 22:52    Sujet du message: Répondre en citant

R�quisitoire contre Jean-Marie Le Pen
par Pierre Desproges - 28 septembre 1982

[ Les R�quisitoires du Tribunal des Flagrants D�lires - Tome 1 - Seuil-France-Inter - 11-2003 ]

Fran�aises, Fran�ais,
Belges, Belges,
Extr�mistes, Extr�mistes,
Mon pr�sident fran�ais de souche,
Mon �migr� pr�f�r�,
Mesdames et Messieurs les jur�s,
Mademoiselle Le Pen, mademoiselle Le Pen,
Mademoiselle Le Pen, madame Le Pen,
Public ch�ri, mon amour.

Comme j'ai eu l'occasion de le d�montrer, ici m�me, r�cemment, avec un brio qui m'�tonne moi-m�me malgr� la haute estime en laquelle je me tiens depuis que je sais qu'il coule en mes veines plus de 90 % de sang aryen et, moins de trois grammes de cholest�rol, les d�bats auxquels vous assistez ici, quotidiennement, mesdames et messieurs, ne sont pas ceux d'un vrai tribunal. En r�alit�, je le r�p�te, ceci est une �mission de radio. Qui pis est, une �mission de radio dite comique. Ou au moins qui tente de l'�tre.

Alors le rire, parlons-en et parlons-en aujourd'hui, alors que notre invit� est Jean-Marie Le Pen. Car la pr�sence de Monsieur Le Pen en ces lieux vou�s le plus souvent � la gaudriole para-judiciaire pose probl�me. Les questions qui me hantent, avec un H comme dans Halimi sont celles-ci :

Premi�rement, peut-on rire de tout ?

Deuxi�mement, peut-on rire avec tout le monde ?

A la premi�re question, je r�pondrai oui sans h�siter, et je r�pondrai m�me oui, sans les avoir consult�s, pour mes coreligionnaires en subversions radiophoniques, Luis Rego et Claude Villers.

S'il est vrai que l'humour est la politesse du d�sespoir, s'il est vrai que le rire, sacril�ge blasph�matoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarit� et de mauvais go�t, s'il est vrai que ce rire-l� peut parfois d�sacraliser la b�tise, exorciser les chagrins v�ritables et fustiger les angoisses mortelles, alors, oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la mis�re et de la mort. Au reste, est-ce qu'elle se g�ne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu'elle ne pratique pas l'humour noir, elle, la mort ? Regardons s'agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursoufl�s de leur importance, qui vivent � cent � l'heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derri�re leur vie, et tout d'un coup, �a s'arr�te, sans plus de raison que �a n'avait commenc� et, le militant de base, le pompeux PDG, la princesse d'op�rette, l'enfant qui jouait � la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi � qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu'au bout de ton cancer, tous, nous sommes fauch�s, un jour, par le croche-pied de la mort imb�cile et les droits de l'homme s'effacent devant les droits de l'asticot. Alors, qu'elle autre �chappatoire que le rire, sinon le suicide ? Poil aux rides ?

Donc, on peut rire de tout, y compris de valeurs sacr�es, comme par exemple, le grand amour que vit actuellement le petit roi inamovible de la d�fense passive, ici pr�sent. Elle s'appelle Marika, c'est la seule aryenne qu monde qui peut le supporter, ce qu'on comprendra ais�ment quand on saura qu'il s'agit de la poup�e gonflable et peau de morue su�doise que sa tata Rodriguez lui a envoy� de Lisbonne en paquet fado.

Deuxi�me question : peut-on rire avec tout le monde ?

C'est dur� Personnellement, il m'arrive de ren�cler � l'id�e d'inciter mes zygomatiques � la t�tanisation crisp�e. C'est quelquefois au-dessus de mes forces, dans certains environnements humains : la compagnie d'un stalinien pratiquant me met rarement en joie. Pr�s d'un terroriste hyst�rique, je pouffe � peine et, la pr�sence, � mes c�t�s, d'un militant d'extr�me droite assombrit couramment la jovialit� monacale de cette mine r�jouie dont je d�plore en passant, mesdames et messieurs les jur�s, de vous imposer quotidiennement la pr�sence inopportune au-dessus de la robe aust�re de la justice sous laquelle je ne vous raconte pas. Attention, ne vous m�prenez pas sur mes propos, mesdames et messieurs les jur�s : je n'ai rien contre les racistes, c'est le contraire, comme dirait mon ami le brigadier Georges Rabol qui, je le pr�cise � l'intention des auditeurs qui n'auraient pas la chance d'avoir la couleur, est presque aussi n�gre que pianiste. Dans Une journ�e particuli�re, le film d'Ettore Scola, Mastroianni, poursuivi jusque dans son sixi�me par les gros bras mussoliniens, s'�crie judicieusement � l'adresse du spadassin qui l'accuse d'anti-fascisme : "Vous vous m�prenez, monsieur : ce n'est pas le locataire du sixi�me qui est anti-fasciste, c'est le fascisme qui est anti-locataire du sixi�me."

"Les racistes sont des gens qui se trompent de col�re", disait, avec mansu�tude, le pr�sidant Senghor, qui est moins pianiste, mais plus n�gre que Georges Rabol. Pour illustrer ce propos, je ne r�siste pas � l'envie de vous raconter une histoire vraie, monsieur Le Pen, cela nous changera des habituelles �lucubrations n�vropathiques inh�rentes � ces regrettables r�quisitoires.

Je sortais r�cemment d'un studio d'enregistrement, accompagn� de la pulpeuse com�dienne Val�rie Mairesse avec qui j'aime bien travailler, non pas pour de basses raisons sexuelles, mais parce qu'elle a des nichons magnifiques.
Nous grimpons dans un taxim�tre sans bien nous soucier du chauffeur, un monotone quadrag�naire de type romorantin, couperos� de frais, et poursuivons une conversation du plus haut int�r�t culturel, tandis que le taxi nous conduit vers le Ch�telet. Mais, alors que rien ne le laissait pr�voir et, sans que cela ait le moindre rapport avec nos propos, qu'il n'�coutait d'ailleurs pas, cet homme s'�crie soudain :
"Eh bien moi, les Arabes, j' peux pas les saquer."
Ignorant ce trait d'esprit sans appel, ma camarade et moi continuons notre d�bat. Pas longtemps. Trente secondes plus tard, �a repart :
"Les Arabes, vous comprenez, c'est pas des gens comme nous. Moi qui vous parle, j'en ai eu comme voisins de palier pendant trois ans. Merci bien. Ah, les salauds ! Leur musique � la con, merde. Vous me croirez si vous voulez, c'est le p�re qu'a d�pucel� la fille a�n�e ! �a, c'est les Arabes."
Ce coup-ci, je craque un peu et dis :
"Monsieur, je vous en prie, mon p�re est arabe.
- Ah Bon ? Remarquez, votre p�re, je dis pas. Il y en a des instruits. On voit bien que vous �tes propre et tout. D'ailleurs, je vous ai vu � Bellemare."
A l'arri�re, bringuebal�s entre l'ire et la joie, nous voulons encore ignorer. Las ! La pause est courte :
"Oui, votre p�re je dis pas. Mais alors, les miens d'Arabes, pardon. Ils avaient des poulets vivants dans l'appartement et ils leur arrachaient les plumes rien que pour rigoler. Et la cadette, je suis s�r que c'est lui aussi qui l'a d�pucel�e. �a s'entendait. Mais votre p�re, je dis pas. De toute fa�on, les Arabes, c'est comme les Juifs. �a s'attrape que par la m�re."
Cette fois-ci, je craque vraiment :
"Ma m�re est arabe.
- Ah bon ? La Concorde, � cette heure-l�, y a pas moyen. Avance, toi, eh connard ! Mais c'est vert, merde. Retourne dans ton 77 ! Voyez-vous, monsieur, reprend-il, � mon endroit, � mon derri�re, voulez-vous que je vous dise ? Il n'y a pas que la race. Il y a l'�ducation. C'est pour �a que votre p�re et votre m�re, je dis pas. D'ailleurs, je le dis parce que je Le Pense, vous n'avez pas une t�te d'Arabe. �a c'est l'�ducation. Remarquez, vous mettez un Arabe � l'�cole, hop, y joue au couteau. Et il emp�che les Fran�ais de bosser. Voil�, 67, rue de la Verrerie, nous y sommes. �a nous fait trente-deux francs."
Je lui donne trente-deux francs.
"Eh, eh, vous �tes pas g�n�reux, vous alors, et le pourliche !
- Ah, c'est comme �a, me vengeais-je enfin, je ne donne pas de pourboire aux Blancs !"
Alors, cet homme, tandis que nous nous �loignons vers notre sympathique destin, baisse sa vitre et me lance :
"Cr�ve donc, eh, sale bicot."
A moi, qui ai fait ma premi�re communion � la Madeleine !

Voil�, mesdames et messieurs les jur�s, voil� un homme qui se trompait de col�re. Le temps qui m'est imparti socialiste, mais pas national, c'est toujours �a de pris, ainsi que la crainte de quitter mon nez rouge pour sombrer dans la d�monstration politico-philosophique m'emp�chent de me poser avec vous la question de savoir si ce chauffeur de taxi �tait de la race des bourreaux ou de la race des victimes ou les deux ou, plus simplement, de la race importune et qui partout foisonne, celle, d�nonc�e par Georges Brassens, des imb�ciles heureux qui son n�s qui sont n�s quelque part :

"Quand sonne le tocsin sur leur bonheur pr�caire,
Contre les �trangers tous plus ou moins barbares,
Ils sortent de leur trou pour mourir � la guerre,
Les imb�ciles heureux qui sont n�s quelque part."

Aussi laisserai-je, maintenant, la parole � mon ami Luis R�go, qui poussa, nagu�re, ici m�me, le plus troublant des cris d'alarme : "Les chiffres sont accablants : il y a de plus en plus d'�trangers dans le monde."

Pierre Desproges



[ Les R�quisitoires ont �t� prononc�s par Pierre Desproges (le procureur) sur l'antenne de France Inter dans le cadre de l'�mission Le Tribunal des Flagrants D�lires, �mission imagin�e et produite par Claude Villers (le pr�sident) et Monique Desbarbat avec Luis Rego (l'avocat). ]

http://perso.wanadoo.fr/felina/doc/extr_dr/desproges.htm
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Elen sila l�menn omentielvo...
"marcher dans la beaut�..." devise navajo.
"Songez � librement vivre..." Cyrano.
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