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Août 2003

LES SAISONS

Dernière Partie

 

ETE

Si l’enracinement de nos promesses, de nos boutures n’est pas profond nous risquons la mort par la sécheresse  du cœur et de l’esprit
D’où l’importance, quand les temps sont favorables, en été, de ne pas pousser seulement en hauteur, mais aussi en profondeur en arrosant régulièrement notre spiritualité par le flux de contrainte et travail sur soi, symbolisé par une paix et sérénité intérieure, de vérité  dans l’épanouissement. Comme pour le travail de la terre, la vie spirituelle ne peut stagner trop longtemps sans la mettre en péril. Il faut en tirer les leçons, agir ici et maintenant.

A ce moment de la saison estivale de l’Humain il entre dans la conscience de  sa divinité propre.

L’harmonie et la lumière sont alors à leur  sommet. Nous sommes alors profondément enracinés dans nos convictions et nous bâtissons sur un roc.

Nous devenons pleinement responsables de nos actes ne pouvant imputer nos errements à quiconque ou quoi que se soit : uniquement à nous même : donc attention à nos orages…….

Notre esprit quitte le ventre de la Terre-Mère et s’élève vers la Lumière.

Nous progressons alors sans cesse comme le soleil d’été, étant exclusivement les artisans cultivateurs de notre bonheur.

Nous devenons alors clairs et transparents, juste, droit équitable et loyaux.

Accrochées aux ramures de notre esprit nos fleurs donneront les fruits de la Générosité et de la Vérité. C’est en initiation le temps  des serments d’accomplissements.

Nous retrouvons tout ceci dans l’enseignement propre aux deux runes  du respect et de la victoire sur soi.

Ce qui implique  de devenir l’exemple par la force de notre Amour, de notre sagesse tendue vers notre but d’épanouissement.

A ce moment là les 4 éléments unis – eau, air, feu et terre- engendrent la prospérité. Donnant naissance aux fruits de nos esprits. Nous devenons  encore  un arbre planté près des eaux de la Connaissance, et qui étendent  nos racines vers le courant; Nous ne percevons  point la chaleur quand elle vient, et notre  feuillage reste vert; dans l'année de la sécheresse, ne craignant rien et  ne cessant  de porter nos fruits.

A la fin de l’Eté arrive alors l’apprentissage de la Patience.

Nos méditations, les « désherbages » de nos mauvaises herbes folles(pensées stériles, égarements, paresse), les affusions apportées par le travail de recherches et les autres travaux ayant été effectué la fin de l’été est souvent une période plus calme, le temps(patience) terminera de faire mûrir le fruit et l’humain ne pourra intervenir que  pour l’améliorer.

Soyons donc patients,  jusqu'à l'avènement des récoltes, attendant le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu'à  l’affermissement total de nos résolutions dans nos cœurs.

C’est dans cette patiente attente que notre sagesse va devenir de plus en plus douce et savoureuse. Le Graal aussi assimile souvent la patience à la douceur.

AUTOMNE

Voici venu le temps de la moisson et des récoltes.

C’est l’instant où nous allons voir si nous n’avons pas semé une graine »pourrie » en terre, car il n’en naîtrait rien de bon..

La moisson est belle et bonne si nous avons été justes avec nous même et fidèles et droits avec toutes nos promesses tenues en temps voulu, l’aboutissement de dur, patient labeur

Pour cela il est nécessaire de savoir remercier notre  terre qu’est notre esprit, ainsi que la matérielle bien sûr : les récoltes ça se fête, la fameuse LUGNASAD  celtique ou fête des moissons nordiques.

C’est l’acceptation totale de nos responsabilités.

En entrant dans l’équinoxe d’Automne, nous récoltons les fruits de notre patience de même qu’à l’identique de la nature nous acceptons de perdre aussi la parure de nos illusions (chutes des feuilles, des fruits mûrs et des cornes des animaux)

Car paradoxalement, c’est au moment de leur mort que les feuilles, les fruits, les arbres deviennent les plus jolis. Ils ont rempli leur mission, celle de nourrir l’humain et, quand nous avons rempli notre mission, nous pouvons nous retirer en paix et heureux.

C’est aussi et surtout l’instant de vérité, SA vérité en soi, notre fruit rend visible ce que l’on ne voyait pas, nos belles paroles, nos belles résolutions, notre bon travail, nos bons principes sont confirmés ou non. Un fruit est infalsifiable : il est la « récompense » de notre mérite ou pas…. Si malheureusement la récolte ou la moisson n'est pas  à la hauteur de nos espoirs alors :  nous devons nous remettre en cause.

Après des périodes intenses où nous avons beaucoup donné pour notre cheminement vers le Graal, il faut savoir se ressourcer, alors l’hiver approche pour nous obliger à une pause.

HIVER

Ce qui prend l’apparence de la mort, comme nous le montre  Dame Nature n’est qu’apparence, car nous les païens savons parfaitement que la Mort n’existe pas : elle n’est qu’illusion.

C’est une longue veille où nous attendons le réveil et les renaissances. Où nous allons tirer les enseignements de nos erreurs passées afin de corriger nos faiblesses et aller sereinement vers cette disparition illusoire momentanée, une « absence » programmée en quelque sorte. Les brouillards des frimas de l’Hiver qui obscurcissent et voilent nos yeux se dissiperont à la lumière de nos introspections.

Chaque étape, chaque vie à une fin :  C'est dans la tranquillité et le repos que sera notre futur travail,  dans le calme et la confiance que sera notre force, où nous croissions en permanence.

En effet, c’est à ce moment que se forment les bourgeons, même s’ils ne sont pas encore visibles de l’extérieur, ils sont bien présents là  dans notre esprit et notre spiritualité. Le temps de l’hiver est un temps de ressourcement et de préparation pour le chevalier, comme l’arbre subit ce repos de la  végétation.

Il nous faut tourner la page du passé, oublier ce qui est en arrière et nous porter vers ce qui est devant nous. Ce qui implique que va venir les temps du labourage, de fumer notre esprit à la lumière future des promesses du solstice d’Hiver qui à été pré-programmé par la SAMAIN, jour où nous rendons hommage aux maîtres qui nous ont montré la voie.

A cause du froid, de l’absence relative de lumière le paresseux ne laboure pas; A la vie future il voudra récolter, mais il n'aura rien.

 Les labours vont consister à enfouir profondément ces chaumes et souches vidées pour qu’elles se décomposent dans le sol et disparaissant fument la terre.

Il en est de même de nous : nous devons enterrer, détruire nos racines épuisées afin que d’elles renaissent de futures et belles germinations.

Cette vie active pendant les 3 saisons précédentes a sans doute provoqué aussi des blessures, des déceptions, des rancœurs qui nous empoisonnent.

Le labourage dans notre vie spirituelle consiste à enfouir toutes ces charges, pour qu’elles se détruisent à jamais. Tout ce qui est en nous et qui ne porte pas de fruit, nous le retravaillons afin qu’un jour il porte de nobles fruits.

Pour les  arbres, comme pour les humains on choisit le moment de l’arrêt de la sève pour qu’elle pleure le moins possible. Nous choisissons aussi pour nous des moments propices pour nous couper de telles ou telles parties de notre vie. Les hivers que nous avons traversés, par ces temps de dépouillement et d’épreuves ont mystérieusement préparé une autre saison de vie

Ces alternances de saison dans la nature et dans notre vie spirituelle devraient nous permettre  d’accepter deux choses :


- que nos sœurs et frères soient à une saison différente de la nôtre !
- que nous passons obligatoirement, nous-même, par différentes étapes pour devenir un fruit.

Fin


 

 

 

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