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Mise à jour Décembre 2003

Contes, légendes, textes à clés

 

Havamal
Hávamál

 

Les dits du Très Haut


TEXTE INTEGRAL
Traduction N.PAPIN

 

 

-139-


Je sais que je pendis
A l'arbre battu des vents
Neufs nuits pleines,
Blessé d'une lance, et offert à Odin
Moi-même à moi-même offert.
A l'Arbre dont nul
Ne sait d'où proviennent les racines

-140-


Pas de pain ne me donnèrent,
Ni de coupe d'hydromel
Je scrutais en bas ;
Hurlant
Ramassais les runes ;
De l'arbre je retombais.

-141-


Neuf chants de pouvoir me furent inspirés
Par Bolthor, père de Bestla :
De lui j'obtins une corne d'hydromel,
Recueilli d'Othrörir

-142-


Alors je me mis à germer,
A croître et à me corriger
De mot en mot, mes mots me menèrent
D'actes en actes, mes actes me menèrent.

 

-143-


Tu apprendras les runes et tu les traduiras,
Créées par les puissantes divinités,
Enrichies par Odin,
Les runes de puissance, les runes de pouvoir
Gravées par le souverain borgne.

 

-144-


Odin pour les Ases, Daïn pour les Elfes.
Dvalin pour les nains
Alsvid pour les géants, mais pour les Hommes,
J'en gravais moi-même plusieurs.



-145-


Sais-tu comment les graver, Sais-tu comment les interpréter
Sais-tu comment les colorer, Sais-tu comment les éprouver
Sais-tu comment les implorer, Sais-tu comment les sacrifier
Sais-tu comment les montrer, Sais-tu comment verser ?

-146-


Mieux vaut ne pas trop les implorer que de trop sacrifier ;
La générosité est toujours récompensée.
Mieux vaut ne pas offrir que de le faire chichement !
Thund les grava bien avant les origines des Temps
Il ressuscita quand il revint (de sa transe chamanique = petite mort).

-147-


Je connais ces charmes,
Qu'ignore femme de prince, ou fils d'homme
Il t'aidera
Dans les procès et les chagrins.

-148-


J'en connais un deuxième que doit connaître
Celui qui veut être mire.

-149-


J'en connais un troisième : quand dans la bataille
Mon besoin est assez grand
J'émousse les épées ennemies
Ni leurs ruses, ni leurs armes ne me blesseront .

-150-


J'en connais un quatrième
Si je suis lié et entravé,
Sitôt je chante et je suis délivré !
Mes chaînes s'ouvrent,
Mes mains sont déliées !

-151-


J'en connais un cinquième, si je vois partir une flèche,
Voulant blesser mon armée
Elle n'aura pas assez de force que je ne puisse la stopper
Il suffit que je la fixe du regard.

-152-


J'en connais un sixième, si un fougueux guerrier me blesse
Par un sort jeté
Cet homme haineux
Sera par moi bien avant touché par l'adversité.

-153-


J'en connais un septième, lorsque l'incendie
Envahit la salle des invités,
Bien que les flammes soient chaudes, ils ne sentent rien
Je l'écarte immédiatement de mes incantations.

-154-


J'en connais un huitième
Profitable à tous
Lorsque éclate la dispute des guerriers fraternels
Je les apaise en un instant

-155-


J'en connais un neuvième, lorsque l'infortune m'oblige
A abriter mon navire ancré,
Je calme la tempête et les flots en furie
J'endors tous les maelströms.


-156-


J'en connais un dixième
Qu'avec circonspection je te donnerai peut être
Lorsqu' apparaissent les mauvaises sorcières
Qui de ce fait s'égarent,
Et plus jamais ne retrouvent leur antres.

-157-


J'en connais un onzième
Lorsque au combat un frère blessé
J'incante hardiment sous ma targe
Les Héros s'en vont et reviennent
Sains et saufs en touts endroits.


-158-


J'en connais un douzième
Lorsque balance un cadavre de pendu
Sitôt les runes gravées, sitôt chantées
L'homme en redescend
Et discours avec moi.

-159-


J'en connais un treizième
Aspergeant d'un verre d'eau un homme jeune
Il ne mourra pas en féroce combat
Aucune épée ne pourrait l'atteindre

-160-


J'en connais un quatorzième que peu connaissent
Si je le conte devant une assemblée
J'énumère les géants, les Ases et les Elfes,
Un individu ignorant ne pourrait le faire

-161-


J'en connais un quinzième
Que chantait Thjodrerir(le paisible)
Le Nain, devant la porte de Delling
Il donna force aux Ases, triomphe aux elfes
Et le discernement à Hropt .

-162-


J'en connais un seizième, si je veux gagner
L'amour et le cœur d'une vierge indomptée
Je le chante de telle manière
Qu'aucune ne me résiste !


-163-


J'en connais un dix-septième,
Il me suffit de le méditer,
De telle manière qu'on ne m'importune point,
Ni mène devant les tribunaux.


-164-


J'en connais un dix-huitième que je n'apprendrai jamais
A une demoiselle ou une épouse
Hormis à celle ou celui que j'aime
Qui est aussi ma phratrie
Car il est le secret de la vie de la perpétuation

-165-


Tu resteras encore longtemps, Loddfafnir, sans comprendre
La connaissance des chants magiques
Mais si tu les saisis, que ce soit pour ton bien.
Profites en si tu les connais !
Utilises les si tu les apprends !

Fin

 

 

 

Havamal

 

 

 

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